Communiqué de Presse de l'Association Bien Vivre Toulouse Centre

Association Bien Vivre Toulouse Centre
Communiqué de Presse

2 Juin 2020 : la rue des 3 Journées fermée à la circulation pour permettre l’installation d’une terrasse Covid

04 juin 2020 BVTC a été la première association de riverains à encourager ses adhérents à aider nos commerçants de proximité et à relancer l’économie de chaque quartier. De même BVTC a immédiatement été volontaire pour aider les bars et les restaurants fragilisés économiquement. Nous avons relancé la Mairie à plusieurs reprises, y compris par la presse, pour ne pas oublier les habitants et les riverains dans le plan de soutien envisagé.

Certes nous avons souhaité le déconfinement du pays et le retour à une vie sociale normale mais en décidant de mesures adaptées aux circonstances de l’épidémie Covid-19 toujours présente.
Et c’est dans un esprit constructif que BVTC a accepté d’être partie prenante dans le projet d’extensions de terrasses avec la charte de soutien en exigeant les principes sanitaires indispensables à la bonne mise en œuvre.
Or dès la réouverture le 2 Juin des bars et des restaurants toulousains, nous avons constaté dans le centre-ville que de nombreuses recommandations formulées par BVTC n’avaient pas été suivies par les représentants de la Mairie et les commerçants concernés !
En fait nous avons constaté une explosion de terrasses anarchiques sur l’espace public et des commerçants qui ne faisaient pas respecter les règles sanitaires décidées.
De même et bien que participant aux discussions pour chaque extension Covid, nous avons été surpris de découvrir la transformation de la rue des 3 Journées en une gigantesque terrasse.
Les premières soirées ont connu de nombreux débordements nocturnes. De nombreux établissements ne respectent pas les règles en installant de nouvelles terrasses sans autorisation, des bars servent directement dans la rue générant des attroupements massifs, ... pendant que les Services Municipaux restent dans l’incapacité à corriger cette situation anarchique.
A la fermeture des bars, des centaines de personnes ont transformé certaines places en véritables boîtes de nuit, ce qui a nécessité l’intervention de la Police.
En bref la Mairie, certainement motivée par le seul objectif de soutien des commerçants, a été complètement dépassée dans sa gestion de terrasses Covid qu’elle a pourtant autorisées. Les débordements constatés traduisent aussi une impréparation de la gestion de l’espace public et une sous-estimation de l’application des règles sanitaires et de leurs conséquences sur les personnels et clients des établissements, les riverains et les habitants en général.
BVTC avait prévenu que pour éviter une féria non gérée dans la ville de Toulouse, il fallait imposer aux professionnels l’obligation de contrôler strictement leur clientèle et créer des sites alternatifs afin de canaliser l’envie légitime de faire la fête dans des règles sanitaires maitrisées.
Aussi BVTC qui estime ne pas être écoutée dans la concertation ne peut cautionner cette situation critique et se voit contrainte de se retirer momentanément de la charte jusqu’à ce que la Mairie prenne toutes les dispositions pour faire respecter sans délai sa pleine application.
Le Bureau BVTC


Pour rappel, principes préalables à l’installation de terrasses Covid recommandés par BVTC

  • Les mesures exceptionnelles destinées à soutenir les commerces toulousains sont accordées à titre temporaire jusqu’au 30 septembre 2020
  • Les règles de sécurité sanitaire, de distanciations physiques, les protocoles et le guide sanitaire seront strictement respectés en permanence par le gérant, le personnel et les clients
  • La surface de la terrasse Covid ne pourra pas dépasser la surface de la terrasse initiale autorisée
  • Le nombre de clients installés sur le dispositif terrasse initiale + terrasse extension Covid ne sera pas supérieur au nombre de clients installés sur la terrasse initialement autorisée
  • Aucun mobilier mange-debout ne sera installé et aucun client restera debout
  • Les terrasses situées à 1,40m de la façade jusqu’à la bordure du trottoir devront respecter strictement cette bande réservée aux piétons lorsqu'il y a possibilité d’utiliser la chaussée en zone de rencontre et le passage piétons passera à 2m lorsqu’il n’y a pas de possibilité d’utiliser la chaussée
  • Les extensions de terrasses Covid seront signalées au sol par marquage de
    peinture et ne seront pas couvertes de moquette au sol (pb d’hygiène)
  • L’accès aux entrées d’immeubles sera respecté en permanence
  • Il n’y aura pas de musique à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement
  • Le plan de la Mairie autorisant l’extension temporaire de terrasse Covid sera affiché en permanence de façon lisible sur la vitrine de l’établissement

Le communiqué de presse en pdf


Place de la Trinité (2 juin)

Pont Neuf (2 juin)

Place St Pierre (2 juin)

Place Salengro (2 juin)

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Communiqué de l'association Droit au sommeil MONTPELLIER

Cette période de confinement, puis de circulation retrouvée, nous a offert plusieurs constats :

  • les bars qui ferment à 1h voire 2h sont LA source des nuisances sonores innombrables qui pourrissent la vie des habitants de Grand Coeur.
  • le centre ville n'a jamais été aussi propre, sans tags ni pissotières sauvages. Autant de milliers d'euros ainsi économisés par la Ville ....
  • les trottoirs, places, ruelles sont enfin accessibles aux enfants, aux personnes à mobilité réduite, aux nombreux piétons.

Pourtant, les riverains étaient bien présents chez eux. Et ils le resteront probablement durant les congés d'été 2020.

Mesdames et Messieurs les candidats au second tour des Municipales, l'association Droit au sommeil MONTPELLIER vous invite à vous engager à enfin appliquer l'arrêté de 2016 sur la tranquillité publique, et à ne pas laisser régner le business nocturne de l'alcool au détriment de la santé publique. Il est temps que nos élus respectent les habitants de Grand Cœur subissant le défouloir nocturne quotidien des clients non gérés de quelques bars qui investissent l'espace public. L'autorisation de terrasse doit être soumise au respect d'un espace à vivre de qualité pour tous les montpelliérains.

On nous la joue à l'envers depuis des années : ce ne sont pas à plusieurs milliers de riverains de déménager, mais à quelques établissements de nuit qui augmentent délibérément leur chiffre d'affaire au détriment de la loi.

Nous vous appelons à vous engager sur la création de zones de fête nocturne qui ne nuisent pas aux habitants, et qui permettront aux bars de bénéficier de terrasses à la hauteur de leur popularité, mais surtout sur le passage permanent de brigades à pied de la Police Municipale, suffisamment nombreuses, pour apaiser dès 23h et jusqu'à 6h tous les jours, les piétons et consommateurs trop bruyants.

Enfin, la gestion des déchets des commerces devra s'accompagner de mesures contraignantes sur leur tri et leur ramassage, comme pour tous les habitants de la Métropole.

Il est grand temps d'agir !

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Les effets du confinement à la Baie des Citrons

À la Baie des Citrons, en Nouvelle Calédonie, les effets du confinement sont évidents.
Les associations Ensemble pour le Planète et l'Association des Résidents de la Baie Des Citrons mènent de longue date (12 ans déjà !) une lutte ardue pour que les Calédoniens et notamment les riverains de la baie jouissent de la tranquillité publique à laquelle tout un chacun a droit. Elles ont publié un communiqué de presse commun.

Jeudi 17 avril, un représentant de chaque association a parcouru la baie. Leur but ? Objectiver les conséquences du confinement et notamment l’impact de la fermeture des établissements recevant du public (ERP) de la zone. A cette occasion, de nouveaux prélèvements d’eau de mer ont été réalisés.

Le verdict sans appel:

  • L’air est pur, ce qu’il devrait toujours être.
  • Les chants des oiseaux sont enchanteurs, ce qu’ils devraient toujours être.
  • Les nuits sont devenues paisibles, ce qu’elles devraient toujours être.
  • Les eaux de baignade sont d’excellente qualité, ce qu’elles devraient toujours être.

N’est-il pas temps que les « autorités » prennent leurs responsabilités en matière d’assainissement et de bruit ?

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Le Réseau Vivre la Ville! solidaire

Le Réseau Vivre la Ville! tient à remercier les personnels de santé, de police, de nettoyage, les services de l’État, les collectivités territoriales et toutes celles et tous ceux qui se battent pour protéger la population contre le Covid-19.
Le Réseau Vivre la Ville! exprime sa solidarité avec les salariés, les entreprises touchés par les mesures de confinement.
Le Réseau Vivre la Ville!, attaché à ce qui fait traditionnellement le caractère de nos villes et villages, attend comme tout un chacun la réouverture des cafés et restaurants qui sont engagés dans une exploitation durable et respectueuse de leur environnement. Il est solidaire de ces établissements qui, comme beaucoup d’autres entreprises, sont menacés dans l'économie de leur fonctionnement et il sera heureux de les voir à nouveau fonctionner dans une ambiance apaisée et respectueuse des droits de tous.

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Les nuisances sonores peuvent être verbalisées "à l’oreille"

La direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) a publié un article le 8 avril 2020 qui stipule que l'exercice d'une activité professionnelle doit respecter la tranquillité du voisinage.
La réglementation spécifique des bruits de voisinage provenant d'une activité professionnelle ne s'applique pas à toutes les exploitations mais seulement aux établissements ayant vocation à créer des nuisances sonores. C'est ce qu'a décidé la Cour de Cassation dans sa décision du 14 janvier 2020.
À la suite de plaintes de riverains en raison de nuisances sonores, la police municipale a verbalisé un restaurant. La musique diffusée à l'intérieur était en effet nettement perceptible de l'extérieur.
Le restaurant a saisi la justice pour contester. Pour lui, son activité professionnelle est soumise à une réglementation particulière concernant les bruits de voisinage. En l'occurrence, il affirme que le niveau sonore aurait dû être mesuré avant d'être sanctionné pour atteinte à la tranquillité du voisinage.
La Cour de cassation confirme l'arrêt de la Cour d'appel. Pour elle, l'exploitation d'un restaurant traditionnel n'est pas de nature à créer des nuisances sonores. Ainsi la contravention et l'amende sont maintenues. Le restaurant est bien à l'origine d'un bruit particulier ne résultant pas d'une activité professionnelle et de nature à porter atteinte à la tranquillité du voisinage.


Notre analyse :
La question de savoir si les nuisances sonores doivent obligatoirement faire l'objet d'un mesurage par les agents de l'autorité publiques en charge de les verbaliser est souvent posée.
La Chambre criminelle de la Cour de cassation confirme par une décision rendue le 14 janvier 2020 (N° de pourvoi: 19-82085) une jurisprudence ancienne par une réponse négative. Cette décision est l'occasion de mettre l'accent sur l'intérêt que représenterait une plus large exploitation de type de verbalisation par les autorités publiques pour aider les victimes à se défendre sur un plan civil. Elle met aussi en relief le fait qu'il y a deux angles pour aborder la question des nuisances provenant de la diffusion de musique amplifiée.
1/ La verbalisation sur le fondement des articles R. 1337-7 et R. 1334-31 du code de la santé publique (amende de la 3è classe pour cas de bruits de comportements) : la verbalisation peut alors être faite "à l'oreille", sans aucune mesure par un sonomètre ou autre capteur de sons. La Cour de cassation considère dans la décision rendue le 14 janvier 2020, que ce régime est applicable à un restaurant traditionnel car un tel établissement ne ressortit pas de la législation pénale spéciale des établissements ayant vocation à diffuser le la musique amplifiée. Ce faisant, elle ouvre de très intéressantes perspectives aux victimes et -il faut l'espérer- aux autorités publiques en charge de verbaliser ce que l'on appelle couramment "les bruits de comportement".
Il ne faut pas compter sur le montant d'une amende pour décourager les commerçants indélicats.
Mais les victimes ainsi pourront s'appuyer sur les verbalisations pour démontrer un trouble anormal du voisinage et faire valoir leurs droits envers les commerçants troublant juridictions civiles. Elles peuvent à ce titre demander à la fois des indemnités et des mesures en nature (mesures d’isolation phonique, horaires d'exploitation). Contrairement à ce qu'on lit parfois, y compris sur des sites officiels, il n'y a pas de faute de l'exploitant à démontrer, peu importe son intention, c'est le caractère anormal qui compte. Peu importe aussi que l'établissement puisse démontrer qu'il créait des nuisances avant que la victime ne s'installe elle-même, car il y a infraction. On trouve donc dans la jurisprudence un moyen de contrecarrer la règle de l'antériorité qui a récemment été étendue de façon si critiquable.
Pour terminer, rappelons que cette stratégie associant verbalisation des bruits de comportement et action en trouble anormal de voisinage par les victimes n'est pas limité aux nuisances venant de la diffusion de musique amplifiée. Elle s'étend notamment aux nuisances sonores créées par la clientèle en terrasse (y compris terrasses autorisées bien entendu), dont les exploitants répondent en toute logique puisqu'ils sont responsables de l'exploitation de leur établissement aussi bien dedans que dehors.
2/ La verbalisation sur le fondement du régime spécifique à la diffusion de musique amplifiée : articles R571-25 à R571-30 du Code de l’environnement et articles R1336-1 à R1336-3 du Code de la santé publique (issus du décret n°2007-1244 du 7 août 2017), dont on se contentera de rappeler ici :
- qu'il oblige tout établissement qui diffuse de la musique amplifiée à faire établir par des sociétés spécialisées des "études d'impact", qui déterminent les conditions dans lesquelles la diffusion est autorisée (sonomètres, mesures d’isolation etc...); les autorités publiques peuvent faire des contrôles et sanctionner les manquements aux conditions précisées par l'étude d'impact et à toute situation contraire à la réglementation. Ici, les contrôles doivent être faits par des moyens techniques. Les sanctions encourues par l'établissement sont beaucoup plus lourdes que dans le cadre de la législation sur les bruits de comportement vue précédemment.


Textes de référence

Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 14 janvier 2020, 19-82.085
Code de la santé publique - Article R1337-7

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Les bars et leurs clients : entre 8 et 20dB supplémentaires

Article publié sur le site du Réseau Vivre Paris! qui illustre ce que chacun peut constater dans son quartier. Bruitparif a publié une étude sur les effets du confinement sur le bruit en Ile-de-France. Les 150 stations de mesure de Bruitparif déployées en Île-de-France dans des contextes variés sont unanimes et confirment ce que chacun a pu constater : avec le confinement décrété en raison de l’épidémie de Covid-19, un silence inhabituel a envahi l’Île-de-France et notamment sa zone urbaine dense. La raison en est simple : la très forte baisse des émissions sonores d’origine anthropique en lien avec la diminution drastique des trafics routier, aérien et même ferroviaire, l’arrêt des chantiers et la fermeture de nombreuses activités et lieux festifs (bars, restaurants et établissements diffusant des sons amplifiés).

Un passage de cette étude a particulièrement retenu notre attention : les quartiers habituellement animés la nuit sont désormais très calmes. Les nuisances sonores ont disparu des quartiers animés de la capitale, qui comptent de nombreux bars et restaurants ou établissements habituellement fortement fréquentés en soirée et en début de nuit. Ainsi, selon les résultats des stations de mesure déployées par Bruitparif dans certains de ces quartiers, les baisses de décibels atteignent en moyenne 8 à 16 décibels sur le créneau compris entre 22 heures le soir et 2 heures du matin. Les soirs de week-end (vendredi et samedi soirs), la chute est encore plus marquée avec de 11 à 20 décibels de moins selon les quartiers.

Ce graphique extrait du rapport de Bruitparif en dit long sur les nuisances sonores générées par les bars et leurs clients et auxquelles sont exposés les riverains.

A titre d'information, pour des niveaux d’exposition à des niveaux supérieurs à 40 dB(A) la nuit et à 50-55 dB(A) en journée, l’Organisation Mondiale de la Santé considère que des effets extra-auditifs du bruit peuvent se manifester : troubles du sommeil, gêne, risques cardiovasculaires accrus, difficultés de concentration et retards dans les apprentissages.
Un niveau sonore de 50dB correspond à une conversation à voix normale, 60dB à une conversation à voix forte et 70dB à une salle de classe bruyante. Les habitants du quartier des Enfants Rouges, de la place Sainte-Catherine, de la Butte aux Cailles ou du Bassin de la Villette subissent en moyenne un niveau sonore équivalent à une conversation à voix forte. Quant aux habitants du quartier des Halles ils vivent (et essaient de dormir) dans une salle de classe bruyante. Du fait du confinement et de l'absence de consommateurs à l'extérieur le niveau sonore est provisoirement celui d'un appartement calme. Comme l'illustre parfaitement le graphique, la présence sur l'espace public des clients des bars transforme, de par leur comportement irrespectueux, un appartement calme en une salle de classe bruyante, dans laquelle il est impossible de dormir sereinement. Le bruit pénètre dans les domiciles fenêtres à double vitrage fermées, recouvre une musique douce et rend difficile l'endormissement, sans compter les réveils conscients ou inconscients par les pics avec les conséquences mentionnées plus haut.

Peut-on espérer des modifications de comportement chez les consommateurs et surtout un comportement plus citoyen et plus respectueux de leur environnement de la part des bars une fois passée la pandémie ? Mais surtout nous attendons des autorités qu'elles contraignent les bars à respecter la loi après la crise sanitaire du Covid-19.

* Le réseau Vivre Paris! et le Réseau Vivre la Ville! remercient Bruitparif pour le travail de mesurage et de diagnostic accompli dans nos quartiers. Merci également de nous avoir permis de publier le graphique des relevés sonores dans les quartiers animés.

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Hubert Védrine : le mode de vie festif et le tourisme de masse en question

Le Figaro du 22 mars a publié une interview d’Hubert Védrine : «Le choc du coronavirus est en train de pulvériser des croyances très enracinées».
A l’aune de la pandémie qui frappe la planète il développe des arguments qui devraient tous nous faire réfléchir. Quand nous écrivons “tous” nous ne voulons pas dire seulement les membres du Réseau Vivre Paris!. Il y a longtemps que nous soulignons les ravages de la fête non régulée et l’hyper tourisme.
Nous souhaitons interpeller nos élus, Anne Hidalgo, maire de Paris, et Frédéric Hocquard, son adjoint chargé de la nuit... de la nuit des fêtards, des lobbies de la nuit, mais pas de la nuit de tous les Parisiens. Nous interpellons aussi l'ensemble des candidats aux élections municipales parisiennes.

Deux extraits de cette interview devraient leur permettent d'enlever leurs œillères à l'aube de cette prochaine mandature et de considérer le bien-être, la santé de leurs électeurs, bref l'intérêt commun plutôt que des intérêts catégoriels.
 
… n’est-ce pas tout un mode de vie insouciant, hédoniste, individualiste et festif, qui semble devenu le premier des droits de l’homme (bien avant, pour certains, la liberté de la presse) et qui est mis en cause? Ce mode de vie se traduit, pour tout ou partie de l’humanité, par une mobilité permanente sans limite ni entraves, type mouvement brownien. Ajouté aux voyages économiques incessants et au tourisme de masse (1,4 milliard de touristes en 2019), cela donne 4 milliards de passagers aériens en 2017, 8 milliards «espérés» en 2035 (avant la pandémie)! 
Oui à la fête... mais pas n'importe quelle fête. Une fête régulée, respectueuse de tous, qui se soucie des autres, de ceux qui veulent se reposer la nuit et vivre dans une ville apaisée. Le tout festif a vécu. Changeons de modèle pour une ville / vie durable.

... on prendra peut-être conscience des ravages du tourisme de masse (à ne pas confondre avec le voyage): Dubrovnik, Santorin, Angkor sont des victimes précoces, bientôt Venise. Et faut-il vraiment atteindre 100 millions de touristes en France?
La mairie de Paris s'est engagée depuis des années dans une course effrénée (et imaginaire?) avec les autres métropoles à celle qui attirera le plus de touristes, favorisant au passage la transformation de milliers d'appartements en locations saisonnières. Seul le nombre de touristes compte aux yeux de la mairie. En ce qui concerne le tourisme et comme pour la fête, changeons de modèle pour une ville / vie durable.

A lire cet article publié par Marais-Louvre : Repenser le tourisme de fond en comble

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Le principe d'antériorité adopté : les victimes du bruit réduites au silence

La loi engagement et proximité a été promulguée le 27 décembre 2019. Elle comprend un amendement rédigé par Culture Bar-Bars et présenté par Anaïg Le Meur, député LREM du Finistère qui interdit à un habitant victime des nuisances sonores générées par un bar de se plaindre dès lors que le fauteur de trouble est installé avant l'arrivée de l'habitant victime de ces nuisances. Cet amendement a été voté par 66 députés (sur 567 que compte l'Assemblée Nationale) contre l'avis de la commission et après un débat au cours duquel les députés ont montré leur mépris pour les victimes des nuisances sonores, bel exemple de démocratie.
Le moment choisi pour ce vote était peu propice à la mobilisation. Nous avons saisi l'ensemble des députés et des sénateurs mais n'avons trouvé que bien peu de soutien. Même ceux qui disaient nous soutenir n'ont pas participé au vote.
La presse ne s'est guère émue de cette mesure qui risque d'être considérée par le lobby des bars comme un permis de polluer comme le montrent certaines déclarations. Ouest France a même titré : Une loi protégera les cafés-concerts, reprenant l'argumentaire de Culture Bar-Bars et sans réfléchir un seul instant aux conséquences pour les habitants des villes.
Seul le Canard Enchaîné a vu le danger de cet amendement. Mme Le Meur, faux-nez du lobby des bars, a d'ailleurs refusé de répondre au journal (Lire l'article : un lobby qui travaille la nuit).
Charlie Hebdo, quant à lui, a exprimé son soutien au lobby des bars dans un article dont le titre est clair : Principe d'antériorité - Les fêtards font taire leurs nouveaux voisins. Charlie Hebdo insulte une fois de plus les victimes du bruit (voir notre article précédent : Quand Charlie Hebdo fait fausse route)

Nous publions une lettre ouverte rédigée à l'attention de Charlie Hebdo par Daniel EHRET, ancien président du Centre Antibruit d’Alsace, militant écologiste : Nouvelle lettre ouverte à Antonio FISCHETTI, porte-plume des profiteurs de la nuit.

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Nouvelle lettre ouverte à Charlie Hebdo, porte-plume des profiteurs de la nuit

Suite à la publication d'un article intitulé Principe d'antériorité - Les fêtards font taire leurs nouveaux voisins, nous publions une lettre ouverte rédigée à l'attention d'Antonio Fischetti par Daniel EHRET, ancien président du Centre Antibruit d’Alsace, militant écologiste.

Tandis que trinquent les fêtards, les victimes trinquent dans la douleur

Votre sous-estimation du problème que pose partout en France, partout en Europe et même, selon certaines sources, presque partout dans le monde entier, le pullulement des établissements nocturnes dans la plupart des villes grandes ou moyennes, votre manière excessivement partiale d’aborder ce sujet, votre obstination à le traiter avec un parti pris résolument hostile à ceux qui, très nombreux et totalement désemparés, se plaignent depuis tant d’années sans jamais obtenir justice, votre entêtement à confondre avec des espaces culturels des lieux de défoulement où, associé à l’alcoolisation massive, le niveau sonore démentiel des musiques amplifiées réduit les échanges de l’impossible convivialité à des vociférations du temps des cavernes, tous ces pénibles manquements à la déontologie journalistique m’avaient vivement agacé au moment de votre première charge dans le Charlie Hebdo du 14 août 2019. Mais ce que vous écrivez dans le numéro 1431 du 24 décembre 2019 me semble aller encore plus loin dans une forme insidieuse de malhonnêteté. Je vous surprends là en flagrant délit de récidive, insupportable pour les gens qui pourraient vous lire et ne savent plus comment échapper à la répétition des tapages nocturnes. Après un premier article déjà très peu soucieux des dramatiques conséquences de l’étourdissante multiplication des bars ouverts jusqu’à pas d’heure et situés bien souvent dans les centres historiques des villes, voilà que vous en remettez une couche !

Tandis que trinquent les fêtards, les victimes trinquent dans la douleur
Je ne suis pas hostile par principe à la partialité dans la presse, surtout lorsqu’elle émane du très utile hebdo qui vous rémunère, mais j’en combats les excès, où qu’ils s’expriment, et avec moi, très probablement, quantité de gens qui refusent tout manichéisme, parce qu’il peut conduire au mépris des souffrances, voire au rejet des victimes, trop souvent jugées consentantes, mais seulement par ceux qui n’ont jamais fait l’expérience de vouloir dormir au moment où d’autres, beaucoup d’autres, qui s’en foutent complètement de votre besoin de sommeil, envisagent eux de poursuivre ce qu’ils appellent la fête.
Vous semblez, Antonio Fischetti, ne pas avoir la moindre idée du grand nombre de ces victimes : elles ne trinquent pas de manière bruyante à longueur de nuit dans des rues privatisées de fait par des tenanciers sans scrupule s’autorisant impunément l’appropriation du domaine public. Ces victimes trinquent chez elles, au sens douloureusement familier de ce verbe. Dans des logements souvent petits, pas dans des superficies pour les très minoritaires « bobos ». C’est dans des deux ou trois pièces qu’elles se calfeutrent la nuit, même lorsque, durant l’été, des canicules à répétition changent leurs modestes demeures en étuves.

Tandis que trinquent les fêtards, les victimes trinquent dans la douleur
Elles trinquent, ces victimes silencieuses, mais une majorité d’entre elles ont cessé de se plaindre, puisque ni la police, ni la justice ne les entend. Elles ne songent plus qu’à s’en aller, la fuite étant devenue leur urgence et leur malheur. Beaucoup d’entre ces malchanceux avaient emménagé avant, parfois bien avant les intouchables fauteurs de troubles dans ces quartiers anciens, où désormais la « vie nocturne » impose à tous des lois qui ne sont écrites nulle part, qui entendent remplacer, au mépris de la loi, par de multiples transgressions et désordres ce qui pour les habitants paisibles avait été longtemps l’alternance du jour et de la nuit, du travail et des loisirs, avec des temps pour être dehors sur des terrasses, mais pas jusqu’à l’aube, pour prendre le frais dans des ruelles, mais sans gueuler des insanités, où les belles architectures du passé font du bien au regard , bref pour savourer le bonheur d’habiter au cœur d’une des plus belles villes d’Europe.

Vie nocturne énergivore et gaspilleuse
Je veux parler ici de Strasbourg, la capitale européenne. Dans cette ville comme ailleurs, pour complaire à une certaine jeunesse (celle qui choisit l’alcool et le boucan pour vaincre son inhibition ou optimiser son art de séduire ?), les décideurs publics tablent sur l’imbécile concept de l’«attractivité nocturne », au moment où l’urgence écologique devrait conduire à formidablement réduire les gaz à effet de serre et à vigoureusement combattre le gaspillage énergétique. Les nuits des villes sont beaucoup trop éclairées et génèrent d’énormes quantités de pollution lumineuse. 60% des Européens ne voient plus la voie lactée. 80% des Américains du Nord sont dans le même cas. Tout cela réduit significativement la biodiversité et altère la santé de l’homme…
Mais la « fête », telle que la conçoivent les « taverniers » des temps modernes, qui sont surtout des industriels de la nuit, la fête ne devra en aucun cas, elle, pâtir de l’indispensable réduction des sources lumineuses que nos sociétés de gaspillage et d’imprévoyance vont devoir décider très vite. Antonio Fischetti ne semble pas inquiet, lui. Ou alors il n’a pas encore aperçu cet aspect du problème.

Les bourgeois ont leurs villas en périphérie
Vous déconnez grave, Monsieur Fischetti, quand vous écrivez que dans toutes les villes c’est le même scénario : « Des classes aisées, dites-vous, viennent s’installer dans un quartier jusqu’ici populaire, en remplacement des classes modestes, obligées de s’exiler dans des banlieues éloignées à cause de l’augmentation du prix de l’immobilier ». Non, Fischetti, toutes les villes ne sont pas concernées par un phénomène qui d’ailleurs ne date pas d’hier, puisque le plus souvent il remonte aux années 1960-70. Votre parisianisme invétéré pourrait ne pas ignorer qu’il existe aussi des villes en « province », comme vous dites, où c’est exactement l’inverse qui s’est produit : les riches sont partis depuis longtemps s’installer en périphérie des villes, dans de belles villas dotées de spacieuses piscines, avec des terrains immenses autour de tout ce luxe. Les plus modestes et les classes moyennes inférieures sont restés dans les cœurs de ces villes, après avoir mis du temps à rembourser leurs prêts. Je connais même une ville de 20 000 habitants, celle où j’habite et qui s’appelle Sélestat, où dans le pittoresque centre ancien devenu lentement insalubre ne vivent plus que quelques centaines de citoyens très démunis, précarisés et résignés. Autour de ce sous-prolétariat en situation de grande pauvreté, quelques propriétaires moyennement aisés sont cependant restés, parce qu’ils sont attachés à leur patrimoine historique et que, très vieillissants, ils ne s’imaginent plus prendre une voiture pour aller faire leurs courses dans les supermarchés des lointaines zones commerciales.

Débordements nocturnes permanents
Vous célébrez la victoire d’un lobby, celui des bars, sans avoir à aucun moment souhaité entendre les victimes de leurs nuisances continuelles. Ces plaignants ne sont pas des ennemis de la musique, et vous le savez bien. Ils ne demandent que la satisfaction d’un besoin élémentaire, celui de dormir la nuit, parce que le jour il leur faut gagner la possibilité de se nourrir, de se loger, de se divertir selon leurs goûts à eux. Vous êtes quand même assez ridicule, M. Fischetti, quand vous déclarez de façon péremptoire que les « nouveaux riverains n’aiment la fête que lorsque eux l’ont décidée ». Comment pouvez-vous parler de « fête » d’abord, quand il s’agit en réalité de débordements nocturnes permanents qui se traduisent par d’interminables hurlements, par des injures immondes, par des querelles à propos de tout et de rien, par des bagarres souvent très violentes ? Que dites-vous des vomissements, des défécations, des aspersions d’urine, des abandons sur la voie publique de canettes et autres déchets dégueulasses, avec pour corollaire le nettoyage à la charge de tous les contribuables ? Quant à la décision de faire la fête, qui la prend d’après-vous quand elle n’est ni occasionnelle, ni exceptionnelle, mais décrétée permanente par les seuls bénéficiaires réels que sont les profiteurs de la nuit ?

La « barification » va vider les centres villes de ses habitants
Certains secteurs de Strasbourg vont se vider de leurs anciens habitants. Beaucoup d’entre eux y habitent depuis plusieurs décennies et n’ont rien à voir avec la gentrification que vous dénoncez sans discernement. Où iront-ils et que deviendront les logements qu’ils se trouvent contraints d’abandonner parce que de la cruauté de ce choix dépend la préservation de leur santé ? Ils devront sans doute s’éloigner du cœur de leur ville, celui qu’ils ont longtemps préféré aux inévitables nécessités de la mobilité carbonée. Et les immeubles qu’ils ont occupés avec bonheur vont devenir la proie d’un autre lobby ravageur, celui d’une autre catégorie de parasites, opportunistes et cyniques, qui pullulent sur la plate-forme « Airbnb » !
Voulez-vous mon sentiment sur la notion de fête, Antonio Fischetti ? Si par extraordinaire cela devait être le cas, je vous inviterais à le retrouver sur le site d’un réseau européen, dont d’ailleurs vous auriez pu prendre l’avis sur le problème de la galopante « barification » des centres urbains, avant d’écrire vos deux articles qui avivent la douleur d’un grand nombre de victimes. Ne perdez pas de vue que sur le plan juridique il s’agit bien de victimes. Il est probable que vous me lisiez présentement sur le site précité. Mais si mon texte vous est venu par un autre biais, en voici le lien « https://www.reseau-vivre-la-ville.fr/

Textes inappliqués et démocratie bafouée
Je n’ai vraiment pas envie de me désabonner de Charlie Hebdo, même si j’y songe de plus en plus souvent et que la tentation en est d’autant plus forte que votre obstination à légitimer ce qui ne l’est pas ne semble gêner aucun des autres rédacteurs ou dessinateurs de ce valeureux périodique, auquel je reste malgré tout attaché, et ce depuis plus de trente ans…Ou alors ils se taisent ?... Car enfin, Fischetti, que faites-vous de l’article 1336-5 du code de la santé publique, ainsi libellé : « Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l'homme, dans un lieu public ou privé, qu'une personne en soit elle-même à l'origine ou que ce soit par l'intermédiaire d'une personne, d'une chose dont elle a la garde ou d'un animal placé sous sa responsabilité ». Vous vous assoyez dessus ?
Et maintenant, pour en terminer avec votre triomphalisme déplacé, n’oubliez pas qu’il reste une condition majeure dans ce texte sur l’antériorité, voté par un ridicule quarteron de 66 parlementaires noctambules (sur un total de 577 députés !) et qui modifie l’article L 112-16 du code de la construction et de l’habitation. Désormais, un individu ou une famille ayant commis l’erreur de venir s’installer à proximité d’un établissement de nuit qui était là avant ne pourra plus se plaindre du potin permanent. Certes, mais seulement si ce bar ou cette boîte de nuit respecte rigoureusement la réglementation en matière d’émergence du bruit, ce qui, en l’état actuel des choses, ne correspond presque jamais à la réalité.
Enfin Antonio Fischetti, pour en finir quand même avec cet inépuisable sujet qui nous oppose, le fait que le législateur ait voulu étendre cette loi sur l’antériorité aux « activités culturelles, touristiques et sportives » devrait vous inciter à vous questionner en ces termes : où se situe exactement la culture dans un lieu asservi par une tonitruance de décibels dictant les rapports entre les vivants qui s’y meuvent en étroite osmose avec l’alcool ou d’autres substances, dont la commune et principale mission est d’altérer le discernement d’une clientèle captive ?
Je ne vois pas, pour ma part, ce qu’il y a de « culturel » dans tout ce nuisible bazar.
Daniel EHRET, ancien président du Centre Antibruit d’Alsace, militant écologiste (le bruit est une pollution !)

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Le Réseau Vivre la Ville! saisit les députés et sénateurs

Le Réseau Vivre la Ville! saisit les députés et sénateurs afin qu'ils déposent un recours en anticonstitutionnalité de l'amendement n°1457 instaurant la règle de l'antériorité. (voir notre article précédent : des députés au service du lobby des bars)


Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs,

Nous sommes dans l'urgence de vous solliciter pour que vous exerciez vos prérogatives de recours en anticonstitutionnalité contre la modification de L. 112-16 du code de la construction issue de l'amendement 1457 de la loi « Engagement et Proximité ».

Ce texte a été voté sous l'influence des lobbies de la nuit "festive", à l'insu de bien des parlementaires de toute évidence. 

Il heurte le bloc de constitutionnalité en écrasant la protection de la santé des citoyens au prétexte du développement de l'économie de la nuit. 
Les conditions de l'encadrement des dérives des nuits "festives" alcoolisées et bruyantes ne sont pas maitrisées et, de ce point de vue les apports des autres dispositions de la loi ne pourront suffisamment opérer, cependant que le coût social et économique menace.

La période des fêtes de fin d’année est peu propice, nous en avons conscience bien entendu. Mais nous vous serions reconnaissants de prendre connaissance des éléments d'argumentation plus précis que nous inspirent la longue réflexion que nous menons sur le sujet depuis de nombreuses années en appelant, à rebours du texte voté, à une amélioration des conditions pratiques et juridiques des habitants victimes des nuisances nocturnes.
Ces arguments sont synthétisés dans le document en PJ à ce message.

Nous tenant à votre disposition, en vous priant de croire, Madame, Monsieur le Député, Madame, Monsieur le Sénateur, en notre haute considération.

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Le Dr Péreaux écrit à la députée LREM Martine Wonner

Le Docteur Péreaux nous a donné son accord écrit pour publier sa lettre à la députée LREM Martine Wonner. Celle-ci est médecin et psychiatre et... Vice-présidente du Groupe d'études lutte contre les addictions ! Cela ne l'a pas empêché de porter la proposition de loi de Mme Le Meur (voir signataires).

Le Docteur Péreaux s’est d’abord adressé au député strasbourgeois Thierry Michels, qui a lui aussi porté la proposition de loi de Mme Le Meur.
N’ayant obtenu aucune réponse de celui-ci, il s’est alors adressé à sa consoeur Martine Wonner dans l’espoir d’être entendu. A ce jour aucune réponse de sa consoeur.
C’est dire l’état d’abandon dans lequel nous nous trouvons et la perte des repères les plus élémentaires dont font preuve nos représentants.

Ci-dessous la lettre du Dr Péreaux adressée à la députée LREM Martine Wonner.

Madame la Députée, chère consoeur

Résidant du centre-ville de Strasbourg depuis 15 ans, je souffre des nuisances sonores liées aux incivilités des noctambules sortant des bars et restaurants implantés dans les rues périphériques. Je dors mal et cela a des répercussions sur mon activité professionnelle (médecin du travail) et ma santé en général.
J’ai découvert que vous aviez signé, avec d’autres députés alsaciens, une proposition de loi qui protégerait les établissements à l’origine directe ou indirecte de ces nuisances au prétexte qu’ils étaient implantés dans un quartier avant leurs victimes. Mais avez vous songé qu’un changement de politique commerciale ou d’horaires d’ouverture pouvaient dégrader la qualité de vie et le sommeil des résidents victimes.en centre-ville, j’ai constaté une nette dégradation de la qualité de mon sommeil malgré un changement de toutes mes fenêtres.
Dans ma profession, afin de protéger les salariés du bruit, je conseille aux entreprises, conformément aux règles de santé publique et du Code du Travail, de réduire ou supprimer l’exposition à la source et non pas de faire partir les salariés. C’est l’inverse de l’esprit de cette proposition de loi qui est pour moi un non-sens pour la Santé publique. Elle privilégie ainsi un petit nombre de chefs d’établissement incapables de penser à leurs voisins au détriment de milliers de résidents victimes du bruit nocturne.
Cette proposition parle de l’économie liée à ces activités commerciales mais ne parle pas des conséquences économiques de la dégradation de la santé liée au déficit de sommeil. Une bonne recherche vous permettra de la chiffrer (maladies organiques et psychiques, accidentologie liée au déficit de sommeil). Mais comme vous êtes médecin, je crois que vous serez davantage sensible à mes arguments et vous pourrez ainsi témoigner en experte auprès de vos collègues députés
J’espère que mon intervention vous sensibilisa sur les conditions de vie de vos électeurs.
J’ai contacté le député de ma circonscription, Thierry Michels, qui n’a pas jugé bon de me répondre. J’espère qu’une consoeur sera plus réceptive à mes arguments.

Recevez, Madame la Députée, mes salutations confraternelles.

Dr Sylvain PEREAUX

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Appel à évacuer de la loi Engagement et Proximité l’amendement sur l'antériorité

Mise à jour du 20/01/2020

Erratum : Nous avions que l'amendement avait été adopté par 66 députés sur les 567 constituant l'Assemblée Nationale.

Or, nous nous sommes rendu compte que nous avons commis une erreur à propos de l’analyse du scrutin sur l’extension de l’article L. 112-16 CCH , qui a consisté à ne pas prendre garde au fait que la recherche par mots clés (analyse scrutin amendement 1457) avait fait venir la page du site de l’Assemblée nationale relative au VOTE 1457, qui concerne un autre amendement. Au temps pour nous.

M. le député Pacôme RUPIN nous a fait savoir qu’il avait voté contre, comme il nous l’avait indiqué par mail.

Nous attendons que Mme la députée Le MEUR nous précise si nous nous sommes aussi trompés la concernant.

16/12/2019 Le Réseau "Vivre la Ville!" et l’Association Réseau Vivre Paris! lancent un appel solennel à évacuer de la loi "Engagement et Proximité" l’amendement "antériorité" n°1457, issu d’un simulacre de démocratie en faveur des lobbies de la nuit "festive", bruyante et alcoolisée. L’amendement n°1457 à l’article 13 additionnel de la loi « Engagement et Proximité » voté par l’Assemblée nationale le 21 novembre 2019, vise à étendre l’article L. 112-16 du code de la construction et de l’habitation aux activités "touristiques, culturelles, sportives". Il a été salué par les professionnels des nuits "festives" comme propre à enfin les débarrasser de l’entrave à leur développement constitué par les plaintes des habitants. Le Réseau "Vivre la Ville!" et l’Association Réseau Vivre Paris! se mobilisent, eux, contre ce texte non précédé d’une étude d’impact, alors qu’il met en péril le droit à la tranquillité dans son domicile protégé par la Cour européenne des droits de l’Homme, élude les risques pour la santé des habitants soumis à des tapages nocturnes et comporte, par ailleurs, des conséquences majeures au plan social et économique (nos publications et arguments). Alors que la députée Le Meur s’efforce de faire croire que "son" amendement ne serait pas le bras armé des lobbies de la nuit "festive", bruyante et alcoolisée, il est piquant de s’intéresser aux conditions du vote du texte: - Un vote contre l’avis de la commission mixte paritaire. La commission qui de l’assemblée s’était prononcée contre cet amendement. Mais M. Bruno Questel (député LRM de l’Eure), rapporteur de la commission, n’en a pas moins conclu sa réponse à la question du président ("Quel est l’avis de la commission?") par une formule douteuse : "Je suis donc favorable à titre personnel à l’amendement, en dépit de l’avis défavorable de la commission". L’amendement n° 1457 qui a été subrepticement glissé dans la loi "Engagement et Proximité" est encore réversible, puisque le processus de l’adoption définitive n’est pas encore achevé. Les associations d’habitants sus nommées, qui représentent tous ceux qui souffrent des dérives de la vie nocturne lancent un appel solennel pour que cet amendement soit évacué de la loi "Engagement et Proximité" à tous les parlementaires soucieux des conditions de vie quotidienne de leurs concitoyens ainsi que d’installer les conditions d’un véritable développement durable des centres-villes.
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Le texte intégral du "débat" sur l'amendement Le Meur sur l'antériorité

Sur le site de l'Assemblée Nationale nous avons trouvé le texte intégral du débat sur l'amendement Le Meur sur l'antériorité. Nous vous laissons juges des propos des députés et d'un ministre, M. Sébastien Lecornu. Peut-on d'ailleurs parler de débat lorsqu'il n'y a aucune contradiction? La commission s'est prononcée contre cet amendement, mais son rapporteur se prononce en sa faveur, traitant au passage les éventuels opposants de personnes "obtues".
Belle unanimité politique (LREM, PS, LR...) et belle collection de poncifs (le coq du voisin, la maison en bout de piste, le clocher du village...). Un député va même jusqu'à traiter les victimes qui osent se plaindre de "fous furieux de la procédure juridique". Ses électeurs apprécieront.


La parole est à Mme Annaïg Le Meur, pour soutenir l’amendement n°1457.
Mme Annaïg Le Meur (LREM). Cet amendement, fruit d’un long travail que j’ai mené à bien avec des responsables de cafés cultures, de festivals, comme celui des Vieilles Charrues, ou encore d’associations sportives, a pour objet d’étendre la règle dite d’antériorité aux activités culturelles, sportives et touristiques.
La règle d’antériorité s’applique déjà, notamment pour ce qui concerne l’agriculture, l’industrie et les aéroports. Elle désigne la connaissance que l’on a d’une activité préexistante à l’acquisition d’un bien. Il nous est à tous arrivé que de nouveaux acquéreurs viennent se plaindre d’une activité – par exemple, la présence d’un champ de tir ou d’une boîte de nuit – préexistante à leur achat. Dès lors qu’aucune nuisance sortant du cadre légal n’est constatée, la notion d’antériorité protège ces activités, qui sont importantes, du point de vue économique et social, pour les territoires, en particulier en milieu rural.
M. le président. Quel est l’avis de la commission ?
M. Bruno Questel (LREM), rapporteur. Il relève de mon rôle de rapporteur de vous indiquer que la commission s’est prononcée contre cet amendement. À titre personnel néanmoins, j’éprouve un sentiment non dissimulé de bienveillance envers lui. J’estime en effet que quand on arrive dans un territoire, il ne faut pas être obtus et prendre en considération ces différents facteurs. Cela me fait penser à ces personnes qui se plaignent auprès de leur mairie d’être réveillées par le clocher, alors qu’elles n’ont pas vu que la maison qu’elles achetaient était à côté d’une église !
M. François Pupponi (Libertés et Territoires). Ou celles qui se plaignent des coqs !
M. Bruno Questel, rapporteur. Je suis donc favorable à titre personnel à l’amendement, en dépit de l’avis défavorable de la commission.
M. le président. Quel est l’avis du Gouvernement ?
M. Sébastien Lecornu, ministre. Ce n’est pas une mince affaire ! Nos débats s’accélèrent, ce dont je me réjouis – et j’espère que cela va continuer. Néanmoins, je tiens à souligner que l’adoption de cet amendement ferait entrer dans le droit une notion importante, et je souhaite que vous lui donniez une suite favorable. Il s’agit en effet de tenir compte de l’histoire et de l’empreinte culturelle locales – ce qui est parfois compliqué.
Pour ma part, je prends toujours le même exemple – chacun le sien, monsieur le rapporteur (Sourires) –, celui d’acquéreurs d’un pavillon situé au bord des pistes d’un aéroport qui découvrent ensuite que des avions font du bruit à proximité ! Je m’excuse du caractère un peu caricatural de cet exemple, mais cela arrive. Le président Ferrand a par le passé beaucoup bataillé pour que cette notion progresse en droit. Au terme d’un bon travail interministériel – les enjeux rédactionnels ayant été assez complexes –, l’amendement tel qu’il vient de nous être présenté me semble satisfaisant. J’y émets un avis favorable. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)
M. le président. La parole est à M. Raphaël Schellenberger.
M. Raphaël Schellenberger (LR). Je comprends l’intérêt de cet amendement et je veux bien entendre qu’il soit satisfaisant sur le plan juridique. Il est certain qu’il traite d’une réalité et d’une tendance de notre société qui s’avère agaçante pour toute personne responsable et raisonnable.
Néanmoins, je tiens à souligner que l’État de droit n’a pas failli, face à cette situation. La jurisprudence est constante : il n’existe pas, à ma connaissance, de décision confirmée au titre de laquelle un plaignant aurait obtenu gain de cause après s’être plaint du bruit que le coq du voisin ou le clocher de l’église fait depuis toujours. Vous rappeliez, monsieur le ministre, ce qu’apprend tout étudiant en première année de droit ; cette jurisprudence en fait partie.
On peut se féliciter que notre État et notre système judiciaire soient protecteurs dans ce genre de situation. Je ne souhaiterais pas que l’Assemblée accorde trop d’importance à des gens que j’ose qualifier de fous furieux de la procédure juridique dans les villages ! Ce sont des gens qui aiment entamer des procédures à tout-va et qui contactent parfois un media pour donner de la résonance à l’événement. Inversement, certaines organisations de représentation d’intérêts ou de préservation des traditions trouvent scandaleux que l’on recoure à de telles procédures juridiques – ce qui constitue pourtant un droit.
L’important, ce n’est pas l’existence d’une procédure, c’est son issue. Or l’issue de ces procédures est toujours allée dans le sens de cet amendement. Nous ne serons pas défavorables à celui-ci, mais nous invitons à le remettre à sa juste place : il n’apporte pas une innovation, il s’inscrit dans une continuité. Il est toutefois utile que notre assemblée rappelle ces principes.
M. le président. Sur l’amendement n°1633 rectifié à venir, je suis saisi par le groupe La République en marche d’une demande de scrutin public.
Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.
La parole est à Mme Cécile Untermaier.
Mme Cécile Untermaier (PS). Je partage l’analyse de ma collègue Mme Le Meur et me félicite du soutien apporté à cet amendement par le rapporteur et par le Gouvernement. J’étais présente en commission des lois lorsqu’il a été discuté et je considère qu’il est important. Certes, son adoption consoliderait la jurisprudence existante, mais cela ne multiplierait pas pour autant le nombre de contentieux ; au contraire, cela permettra de les éviter, dès lors que la règle d’antériorité aura été affirmée.
(L’amendement n°1457 est adopté.)

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Antériorité : deux députés LREM nous soutiennent

Pacôme Rupin, député LREM de la 7ème circonscription de Paris (4ème arr. + parties des 11ème et 12ème), que nous avions rencontré et au près duquel nous avions évoqué les craintes des habitants face à l'amendement Le Meur sur l'antériorité nous a assuré de son soutien.

Son message est très clair. Cet amendement aurait les conséquences suivantes :

  • il ferait "fuir les familles des centres urbains"
  • "une personne qui s'installe dans un logement, avec un bar préexistant au pied de l'immeuble, aura moins de capacité à se défendre contre les nuisances puisqu'elle était censée savoir à quoi s'attendre"
  • il "diminuerait la capacité des élus à encourager la mixité sociale et économique dans les quartiers, et dédier exclusivement à la fête des zones entières"

Il nous a assuré se désolidariser de cet amendement et qu'il voterait contre. Nous l'en remercions.

Le texte intégral de la réponse de Pacôme Rupin


Laurianne Rossi, députée LREM des Hauts-de-Seine (Bagneux, Malakoff, Montrouge) et Présidente du Conseil National du Bruit (CNB), que nous avions saisi par mail nous a répondu, nous assurant également de son soutien.

Elle tient à nous "assurer de sa mobilisation quant au retrait de cette disposition ... et espère vivement sa suppression". Selon elle, l'adoption de cet amendement "serait en effet un très mauvais signal adressé aux établissements d’activités culturelles, touristiques et sportives, à l’heure où la lutte contre la pollution sonore doit tous nous mobiliser et où elle connaît un nouvel élan".

Nous le remercions pour sa position.

Le texte intégral de la réponse de Laurianne Rossi

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Message à Mme Le Meur sur les café-concerts et l'antériorité

Nous avons reçu ce message d'une personne qui souhaite garder l'anonymat. Bien qu'adressé à Mme Annaïg Le Meur, nous ne pouvons que le partager avec le plus grand nombre.

Objet : votre loi. En ce qui concerne les festivités et plus particulièrement les café-concerts

Madame la députée,
Sans mauvais esprit je le précise bien. Car de votre côté il y a des inconséquences trop graves pour que je plaisante ou fasse de l'ironie. Avez-vous des accointances avec les avocats ? 
En effet, de belles batailles juridiques sont prévisibles avec affrontements vendeurs-acheteurs. Seule votre méconnaissance du sujet peut expliquer votre positionnement. 
Car une fête doit être populaire en référence au peuple : (ne pas gêner et ne pas exclure – en général- adultes, enfants, vieillards, malades. La plupart des cafés-concerts ne répondent pas à ces critères. Le vôtre étant clairement et gravement de favoriser l'économie. L'humain là-dedans ? 
Des nuisances ? Acceptables 2 ou 4 jours par an en ville dans chaque quartier, banlieues et 1ère couronne des villes comprises. Les touristes suivront.
D'ailleurs qui vient dans ces fêtes cafés-concerts ? Renseignez-vous. Elevons le niveau de concience de l'espèce humaine- au lieu de le dégrader.
Vous avez été manipulée et vous avez manipulé en parlant culture et non peuple. Il faut revoir votre loi avec le souci de l'existence des générations, des différences, mais aussi des limites de notre organisme à supporter le bruit, le jour mais surtout la nuit. Ne pas avoir honte de respecter ces critères. Savoir, que pour vous suivre. la police, les notaires, les avocats ne peuvent pas tout faire comme vous semblez le prétendre.  

I Tout devra être noté sur les actes et ce sera la foire d'empoigne
Oui les vendeurs n'étaient pas obligés de déclarer le bruit des voisins  et le notaire ne l'indiquait pas. Ce qui est une erreur évidente mais atténuée par la difficulté de juger
1-le niveau sonore à l'intérieur, à l'extérieur, chez les voisins. Il faudra faire des mesures. Qui pourront être contestées car variables. La police nationale ou municipale sera de mise ou pas avec le café concert. Dans des grandes villes c'est prouvé concernant la police municipale. Les policiers sont débordés – nationaux et municipaux.
2- fréquence des concerts ( certains une fois par mois d'autres 3 à 4 fois par semaine d'autres 6 dans l'année) variation avec les gérants en place Participerez- vous aux débats dans chaque cas?
3 -La délimitation des lieux -terrasse seule ou toute la rue ?
4-Le recrutement des clients: quartier ou appel au monde entier sur internet.
5- Le type de musique : accordéon, guitare, rock, hard ou pas. Ce qui peut changer dans l'année ou selon le gérant. Viendrez-vous constater et faire le suivi ? 
6-Il y aura dépréciation de l'immeuble qui paiera ? Vous ?

II La notion d'aggravation ou pas sera soulevée . Voir les critères ci-dessus Ferez-vous des enquêtes dans les actes aux archives? 
La musique a évolué en particulier les techniques pour amplifier les sons. Les basses boum boum dans la guitare et l'accordéon ? On connaît l'évolution.
La fête cafés concerts et je suis témoin n'est pas familiale ce qui est une erreur. Cela favorise les débordements Compréhensible au vu du niveau sonore, et certaines orgies : y amener les grands-parents et les enfants, les handicapés ?   Pour vous 1 : le tourisme 
et pas destinée au quartier mais bénéficie d'une propagande sur internet 100 personnes ou plus qui s'attroupent devant le café ? Verre d'alcool à la main yeux hagards : j'ai vérifié. Vous viendrez faire la loi  pour aider les policiers débordés ? 
Vous avez des responsabilités madame ou  vous vous en lavez les mains ? 

L'antériorité c'est celle-là : Les fêtes autrefois et certaines encore avaient, et ont  lieu, en dehors de la ville dans des prés ou en dedans  mais peu fréquentes et ne concernaient que les gens d'un lieu. C'était : chansons, musique parfois temporairement. Bonne humeur souvent sandwiches frites.. ou autres.  Le vrai  touriste, quant à lui, aime d'abord le paysage, son histoire avec festivités liées : se jette-t-il sur les cafés concerts?

Recevez, madame, mes salutations distinguées.

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Annaïg Le Meur défend "son" amendement sur l'antériorité

Annaïg Le Meur, députée LREM du Finistère et "auteure" de la proposition de modification de la règle d'antériorité au profit des bars nous a écrit suite à la publication de notre article du 29 novembre : Des députés au service du lobby des bars. Nos réponses.

De: Annaïg Le Meur
Objet: RE: Des députés au service du lobby des bars
Date: 2 décembre 2019 à 16:22:17 UTC+1
À: Contact Réseau Vivre Paris
Bonjour,
Je prends connaissance de votre mail, ainsi que celui que vous avez transmis à mes collègues députés pour les avertir sur le « danger » que représente mon amendement. Je travaille sur ce sujet depuis un an, et ce de manière très éloignée de ce que vous appelez les lobbies. 


Notre réponse :

Nous ne pouvons que regretter qu’en un an vous n’ayez pas trouvé une heure pour rencontrer les associations d’habitants qui seront les premiers impactés si la loi est votée.D’autre part, vous nous permettrez de douter de l’éloignement que vous prétendez avoir vis à vis des lobbies des bars. Dans Ouest France du 23/11/2019  nous apprenons que Denis Talledec, directeur de la fédération nationale des cafés-concerts du collectif Culture Bar-Bars a eu droit à une annonce personnalisée de l’adoption de l'amendement. Il déclare en effet : “Je viens de l’apprendre de la bouche de la député Annaïg Le Meur du Finistère. Cela va permettre de protéger des centaines de cafés mais aussi des festivals souvent menacés par des riverains.” A noter au passage qu’il considère cet amendement comme une victoire par avance sur les riverains. Plus loin Denis Talledec dévoile la façon dont vous avez “travaillé". “C’est vraiment grâce au collectif de Nantes Bar-Bars qui en a rédigé le texte et s’est battu.


L’amendement, adopté dans le cadre du projet de loi engagement et proximité, élargit en effet le principe d’antériorité aux activités culturelles mais aussi touristiques et sportives. Nous sommes donc très loin du cas des seuls débits de boissons. Cet amendement permettra de protéger des lieux festifs mais aussi des stades, des enceintes sportives ou des complexes touristiques face à la pression foncière et à l’arrivée de nouveaux habitants, qui supportent moins les nuisances propres à la vie en société. C’est pour cela qu’un nombre important de mes collègues LREM ont cosigné l’amendement et que ce dernier a été adopté.


Notre réponse :

Les nuisances qui sont en cause ne sont pas propres à la vie en société mais, au contraire, elles menacent la vie en société puisque pour le plaisir des uns (une minorité) il s'agirait de priver le voisinage (une majorité) de la tranquillité nécessaire à la santé et protégée en tant que droit fondamental par la Convention Européenne des Droits de l’Homme.


D’autre part la lecture qu’en fait Denis Talledec, représentant d’un lobby puissant tant à Nantes qu’à Paris, qui voit dans cet amendement la possibilité de "protéger des centaines de cafés… menacés par des riverains” ne peut qu’éveiller nos craintes. 

Par ailleurs, le principe d’antériorité ne protège pas l’exploitant qui n’est pas en règle (volume de décibels, isolation phonique…) et rien n’interdit d’ailleurs de durcir la règlementation pour limiter les nuisances (propres à l’existence même d’un établissement qui reçoit du public).  Il s’agit aussi de responsabiliser les riverains, qui parfois viennent s’installer dans un quartier et « découvrent » les conséquences de lieux festifs à proximité et finissent, à force de recours, par les faire fermer alors que l’exploitant respecte le cadre légal et règlementaire.


Notre réponse :

Vous mentionnez des établissements qui finissent par fermer “à force de recours” "alors que l’exploitant respecte le cadre légal et règlementaire”. Cet argument est tout de même assez curieux, venant d’un législateur. Faudrait il en déduire que, selon vous, des verbalisations sont abusives et que les juges ne respectent pas les règles de droit ? Auriez-vous des exemples pour étayer votre démonstration ? 


Le cas de Paris est très spécifique avec un nombre de débits de boissons très important (plusieurs milliers) mais Paris n’est pas représentatif de toute la France. Hors de notre capitale, des bars et  des lieux de vie et d’activité ferment ou sont menacés du fait de ces recours excessifs.


Notre réponse :

Désolé mais le cas de Paris n’est pas spécifique. Une simple consultation du site du Réseau Vivre la Ville! vous montrera que, hors de Paris, des habitants riverains de bars souffrent du manque de sommeil du fait des nuisances sonores générées pas des établissements et se constituent en association.


J’assume donc cet amendement, qui selon moi, arrive à une position d’équilibre entre l’exploitation d’une activité et le droit à chacun de profiter de sa tranquillité. 


Notre réponse :

Vous assumez également que votre amendement a aussi comme effet collatéral de pérenniser, voire d’encourager la montée de l’alcoolisme… un fléau chez les jeunes !
Et quant à nous, nous assumons notre position et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que votre amendement ne voie jamais le jour.
Le Réseau Vivre Paris! et le Réseau Vivre la Ville!


Bien cordialement, 
Annaïg LE MEUR
Députée du Finistère
annaig.lemeur@assemblee-nationale.fr
5bis venelle de Kergos 29000 QUIMPER
02.29.20.29.50

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Des députés au service du lobby des bars

Depuis des années le lobby des bars et leurs alliés tentent de faire modifier le cadre législatif en matière de nuisances sonores. Côté lobby nous trouvons Culture Bar-Bars et côté politique tout d'abord Sandrine Mazetier* (députée PS de Paris), Frédéric Hocquard** (maire-adjoint de Paris PS chargé de la nuit) et maintenant Annaïg Le Meur*** (députée LREM du Finistère) et Gilles Le Gendre*** (député LREM de Paris). 

Suite à notre article et l'envoi d'un message à tous les députés, Annaïg Le Meur nous a adressé un message qui ne nous a pas convaincus et qui nous a même confortés dans notre analyse (Annaïg Le Meur défend "son" amendement sur l'antériorité)

Ils demandent que l'article L112-16 du code de la construction et de l'habitation soit modifié. Que dit cet article? "Les dommages causés aux occupants d'un bâtiment par des nuisances dues à des activités agricoles, industrielles, artisanales, commerciales ou aéronautiques, n'entraînent pas droit à réparation lorsque le permis de construire afférent au bâtiment exposé à ces nuisances a été demandé ou l'acte authentique constatant l'aliénation ou la prise de bail établi postérieurement à l'existence des activités les occasionnant dès lors que ces activités s'exercent en conformité avec les dispositions législatives ou réglementaires en vigueur et qu'elles se sont poursuivies dans les mêmes conditions."

Le diable se cachant dans le détail, la modification semble anodine. Ils veulent que soient ajoutés trois mots à cet article: "touristiques, culturelles, sportives".

Il s'agit du principe de la "pré-occupation" ou de l'antériorité. Quel impact pour les habitants des villes? Ils ne pourront plus se plaindre si un établissement génère des nuisances sonores dès lors que le fauteur de trouble sera installé avant l'arrivée de l'habitant victime de ces nuisances. 

Les arguments avancés par ces élus représentants du peuple dans leur proposition de loi laissent rêveurs : "… les relations juridiques qui s’établissent entre acteurs de la nuit apparaissent singulièrement déséquilibrées. Les riverains disposent de tout un arsenal juridique afin de faire valoir leur droit légitime à la tranquillité et au sommeil : infraction de tapage nocturne, réparation des troubles anormaux du voisinage, signalement auprès des services de mairie… Pour autant, ces outils ne sont pas toujours utilisés à bon escient et un exploitant de bonne foi se trouve parfois totalement démuni face aux procédures infondées ou malveillantes."

Il est assez évident que ces deux députés n'ont jamais eu à souffrir des nuisances sonores générées par un bar sous leurs fenêtres et qu'ils n'ont jamais eu à essuyer le refus du commissariat de prendre leur plainte, à attendre en vain l'intervention de la police suite à leur appel au milieu de la nuit car dans l'impossibilité de dormir, à se faire menacer par des exploitants de bars indélicats… 

Sur le site de l'Assemblée Nationale il est précisé que "chaque député, bien qu'élu dans un cadre géographique déterminé, est le représentant de la Nation tout entière. Ainsi, à l'Assemblée nationale et dans sa circonscription, chaque député agit et parle au nom de l'intérêt général et non pas au nom d'un parti politique, d'un groupe d'intérêt ou d'une région."

Il semble donc que la nature de leur mandat de député ait échappée à Mmes Mazetier et Le Meur ainsi qu'à M. Le Gendre. En faisant cette proposition de loi, ces députés ne représentent pas la Nation toute entière et ne parlent pas au nom de l'intérêt général. Ils agissent au service du lobby des bars qui se targue dans Ouest France de leur avoir rédigé ce texte (!). L'amendement a été adopté mais la loi n'est pas encore votée. 

Le Réseau Vivre Paris! et le Réseau Vivre la Ville!, avec toutes leurs associations adhérentes à Paris comme dans toute la France, feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que cet amendement "mercantile" ne voie jamais le jour. Mais les vieilles lunes ont décidément la peau dure !!!

Lire nos articles précédents sur le principe d'antériorité que nous combattons depuis des années:


* proposition de loi pour une urbanité réussie, de jour comme de nuit (sic!) du 13 juillet 2011

** notre article du 5 décembre 2017 : Selon traxmag Frédéric Hocquard "planche sur un principe d’antériorité"

*** proposition de loi visant à mieux protéger les activités sportives, culturelles et touristiques déjà existantes du 19 novembre 2019

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Et si les maires avaient le pouvoir de fermer les bars pour troubles à l’ordre public?

Article publié sur le site de Marais-Louvre le 11 octobre 2019

A l’occasion de l’examen au Sénat du projet de loi sensé renforcer le pouvoir des maires et intitulé « Engagement et proximité » qui revalorise les prérogatives et souhaite que les maires soient davantage resitués dans l’action publique locale, la presse s’est emparée du sujet. Elle se focalise sur l’article 13, ainsi libellé : "Son (le maire) intervention dans la fermeture des débits de boissons apparaît ainsi comme un moyen de lutte supplémentaire contre les troubles à l’ordre public". En résumé, le législateur souhaiterait donner pouvoir aux maires de fermer les bars si il y a atteinte à l’ordre public, des nuisances sonores, des risques d’incendie au autres …

Il est vrai que les désagréments de plus en plus prégnants, notamment les nuisances sonores et la montée de l’alcoolisme dont on connait les ravages, sont dénoncés  par les habitants et riverains des lieux de fête permanentes. Sujets que relaient l’association Réseau Vivre Paris !, le Réseau Vivre le Ville ! et bien d’autres associations à Paris et en province. Il est vrai que dans un certain nombre de villes le maire reçoit des plaintes des habitants excédés sans aucun pouvoir pour agir directement. Cette loi si elle est votée en l’état leur donnerait ce pouvoir de fermeture des débits de boissons en infraction exercé aujourd’hui par les préfets qui sont à l’origine des décisions de fermeture administrative. Mais cette mesure, on l’aurait deviné à l’avance, déplaît fortement aux professionnels de ce secteur qui dénoncent déjà le clientélisme que l’extension de pouvoir de police aux maires pourrait selon eux induire. Ils oublient toutefois de préciser que si clientélisme il y a, alors il est à double sens car des municipalités favorisent au contraire  les débitants de boissons au détriment des habitants en rendant la fête permanente, ce qui est le cas à Paris. Une situation que nous avons maintes fois dénoncée.

Au plan national,  si le maire devient détenteur du pouvoir de fermeture d’un établissement, nous considérons, qu’en tant qu’élu proche des habitants, notamment dans les petites villes et les villes de taille moyenne, c’est une bonne chose. En revanche, dans les grandes villes face à la poussée des noctambules, du tourisme, à la concurrence entre les capitales en matière d’animation nocturne, nous estimons que cette loi risque au contraire de ne rien changer pour les habitants. Les exploitants ne devraient plus craindre alors les fermetures administratives sauf pour des cas extrêmes d’ordre public… et les incivilités qui en résultent  prospéreront davantage encore dans une ambiance de propension de la fête nocturne.

Lire l'article sur le site de Capital : Les bars trop bruyants bientôt fermés par le maire plutôt que le préfet ?
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Quand Charlie Hebdo fait fausse route

Daniel EHRET , ancien président du Centre Antibruit d’Alsace, répond à l’article de Charlie Hebdo : « Comme partout, la fête en danger ».

Je vous propose d’interpeller d’abord le titre de l’article publié dans Charlie Hebdo le 14 août 2019 : « Comme partout, la fête en danger ». J’ai envie de répondre par une approbation. Car oui, le sens profond de la fête s’est perdu, s’est dilué dans une bouillie mondialisée de simulacres ou de succédanés. Le caractère exceptionnellement bienvenu d’une fête périodique est trop souvent annihilé par une dérive essentiellement mercantile, amenant par exemple la plupart des grandes villes actuelles à développer le mythe de l’attractivité nocturne, en conférant sans recourir au débat une irrecevable légitimité à la notion de fête permanente.
La fête primordiale, celle qui par son esprit de partage inconditionnel et de liesse inclusive remonte à la nuit des temps, cette fête essentielle, enfouie dans l’inconscient collectif, ne se trouve nullement en danger, puisqu’elle n’a plus cours, sauf dans quelques territoires ignorés. Mais celle qui aujourd’hui s’impose partout, malgré son caractère répétitif et excluant, n’a rien à craindre pour son avenir à court terme. Seule pourrait la menacer une gigantesque panne d’électricité !
A ce dernier type de fête, dévoyée par les intérêts de quelques-uns, ce n’est pas l’ensemble d’une population donnée qui se trouve conviée, mais une très faible fraction de celle-ci. Et cette minorité s’appuie sur la permissivité démagogique des pouvoirs publics concernés pour relativiser tous les excès.
Il s’ensuit fatalement chez ceux qui ont à les endurer, et qu’il faut ranger dans la catégorie des victimes, un profond sentiment d’injustice : car les très minoritaires qui revendiquent le droit de festoyer négligent sans complexes les règles de droit que l’exception seule permettait jusqu’ici de transgresser sans trop de risque. Ces « fêtards » (notez la péjoration de ce terme) n’acceptent plus les limites que, dans sa sagesse ancestrale, la collectivité a jugé nécessaire d’établir, afin que le plaisir d’une minorité n’agresse pas le droit au repos réparateur d’une majorité.
Ce refus de la loi est rendu possible par une coupable permissivité qui met à mal la notion d’intérêt général et pourrait en arriver à menacer les fondements de notre démocratie.

La fête comme nécessaire exception
Une fête excluant de fait une très large majorité de gens qui n’en sont pas partie prenante, par le mécanisme ordinaire de l’incompatibilité ou pour d’autres raisons fort légitimes, cette « fête » ne peut plus être nommée ainsi, surtout si elle se répète ad nauseam, car elle devient alors un trouble insupportable pour ceux qui la subissent. Et ce trouble peut s’exaspérer jusqu’à provoquer d’énormes fractures sociales.
Parier sur un développement débridé d’une « vie nocturne » pour créer du lien social apparaît en conséquence au mieux comme une dangereuse illusion, au pire comme une forme banalisée de cynisme délétère, que les industriels de la nuit confondent allègrement et injurieusement avec le bien public.
Selon le sociologue Jean Duvignaud (1921-2007), la fête ne saurait annoncer un ordre nouveau. Elle apparaît plutôt comme une « parenthèse à l'intérieur de l'existence sociale et du règne de la nécessité ». Elle est aussi, en ce qu’elle a d’exceptionnel et de cathartique, ce qui peut fournir une raison d’accepter la quotidienneté et ses innombrables soumissions. D’où la tentation pour la puissance publique de multiplier les occasions de fêtes, au point, note Jean Duvignaud, que « certaines nations, certaines cultures se sont englouties dans la fête ». Nous y sommes, en effet. J’ajouterai pour ma part que cet engloutissement ne sert que les intérêts des profiteurs de la nuit.
La mort par noyade à Nantes du jeune Steve, en ce triste matin du 22 juin 2019, au terme d’une fête de la musique prolongée jusqu’à l’aube malgré l’interdiction officielle, n’est absolument pas admissible. Une démocratie ne doit jamais réprimer le non-respect d’une règle comme l’a fait ce jour-là une police obéissant aux directives d’un ministre de l’Intérieur plus carriériste que compétent. Cette mort rappelle cependant que la banalisation des transgressions, intimement liée au développement exponentiel du noctambulisme, ne va pas dans le sens du « vivre ensemble », ce machin illusionniste prôné à tout va par les classes politiques, toutes tendances confondues.

Lettre ouverte à Antonio Fischetti
Je reviens à l’article publié par Charlie Hebdo, non sans avoir précisé au préalable que je suis abonné à ce périodique depuis au moins une trentaine d’années, que j’y ai longtemps trouvé mon compte, mais qu’il me déçoit vivement ces derniers temps, au point que l’idée de m’en désabonner se soit mise à me tarauder. J’y reste attaché malgré tout, grâce à certaines belles plumes comme celles de Haenel, Nicolino ou Lançon, mais je ne guéris pas du regret d’avoir perdu à jamais les verves et truculences des Cavanna, Choron, Siné, Maris ou Gébé, ainsi que les incomparables et géniaux dessinateurs que furent les Charb, Wolinski, Cabu, Catherine ou Reiser.
Je m’adresse donc à Antonio Fischetti, auteur du papier en question et acousticien de formation : son expertise en matière de propagation du son aurait dû le conduire à davantage de neutralité et à moins de complaisance en faveur des décibels excessifs qui, par centaines de millions, ravagent des systèmes auditifs juvéniles à travers le monde entier.
Selon l’OMS, à l’horizon 2050, si rien n’est fait en matière de prévention ou de changement des comportements, plus d’un milliard de jeunes de 12 à 35 ans risqueront une invalidante déficience auditive « par exposition au bruit dans un cadre récréatif ». Et ce chiffre ne prend pas en compte les plus de 35 ans de ce futur lointain, dont les oreilles auront été tout aussi fortement abîmées par des décennies de soumission aux excès sonores !
Fischetti se livre à une observation d’une subtile finesse lorsqu’il écrit ceci : « Il paraît que les riverains éloignés se plaignent régulièrement de la musique (il faut avouer que le son porte loin sur l’eau), mais cela n’avait jamais posé de problème avant ce tragique 21 juin ». D’abord les riverains ne se plaignent pas de la musique, Fischetti, mais du fait que toute musique est illégitime (et même illégale) si elle s’impose par son émergence excessive à des milliers de gens qui, au moment où ils la subissent, voudraient simplement qu’on leur reconnaisse le droit au sommeil. Et quand vous alléguez que cette musique « n’avait jamais posé de problème avant ce tragique 21 juin », vous affirmez dans la même phrase le contraire de ce que laisse entendre le début de ladite phrase. Relisez-vous, ma parole !!! Et puis, notez aussi qu’il n’y aurait sans doute pas eu de tragédie si la musique s’était arrêtée le 21 juin et pas le 22 à l’aube.
Plus loin vous évoquez, avec un agacement à peine dissimulé, la « tolérance de plus en plus faible des riverains à l’égard de la moindre perturbation de leur quotidien ». J’ai envie de vous retourner ce propos comme suit : les fauteurs de bruit tolèrent de moins en moins que leur liberté de bousiller leurs oreilles à eux et de violenter le système nerveux des autres puisse être contestée par des riverains soucieux de leur sommeil et donc attachés à la législation française, une des plus protectrices du monde, mais aussi une des plus mal appliquées.

La faute aux victimes !
Dans votre article, vous semblez approuver que le principe d’antériorité, inscrit dans la loi française, puisse être invoqué par les bruiteurs. Pour le moment, il profite encore aux habitants, s’ils se sont installés dans leurs appartements ou leurs maisons avant l’arrivée retorse des perturbateurs nocturnes. Il profite aussi aux habitants qui s’installent après les bruiteurs si ces derniers ne respectent pas la réglementation en matière d’isolation phonique. C’est à ces derniers, en effet, que continue d’incomber la charge d’isoler leurs lieux musicaux de manière à ne pas porter atteinte à la tranquillité du voisinage. Mais comme ces « boîtes » sont le plus souvent étriquées et que le tabagisme n’est pas permis à l’intérieur, se multiplient très logiquement les tentations estivales d’ouvrir portes et fenêtres pour rafraîchir la surpopulation qui s’y entasse dans un vacarme assourdissant. Le boucan s’installe alors sur la voie publique et y reste jusqu’au petit matin : ceux qui s’en plaignent, parce qu’ils voudraient dormir, eux, on les traite d’intolérants, de fachos et de plein d’autres gracieusetés. Ils n’avaient qu’à pas s’installer là, ou, s’ils ne supportent rien, qu’ils aillent se faire voir ailleurs ! Voilà l’étrange raisonnement que d’aucuns voudraient ériger en loi !
Vous faites dire à un de vos « acteurs de la fête » (il serait plus exact de parler des « profiteurs de la fête ») ceci : « On sait qu’on emmerde des gens. Mais il faut leur expliquer que les émergences sonores seront toujours là, et le but est de les amener à accepter ça pendant un ou deux jours ». Le caractère exceptionnel de la « fête » étant tombé en désuétude, les événements festifs se multipliant pendant toute l’année et se propageant au fil des mois de quartiers en quartiers, comment invoquer sans mauvaise foi l’acceptabilité de la part des riverains, quand on n’ignore pas que la fin d’une fête à tel endroit amène le début d’une autre à quelques encâblures ?

La révolution des décibels
« Danser, ce n’est pas que du divertissement ! » s’exclame un de vos interviewés (tiens, comment se fait-il que vous n’ayez pas songé à donner la parole aussi aux plaignants, comme cela se doit quand la déontologie journalistique l’exige ?). « Danser est un acte politique ; danser, c’est résister ! » Passons sur le lyrisme saugrenu de votre cher « Martin » et regardons pour finir votre conclusion de journaliste, dans l’hebdo que j’ai si longtemps aimé, qui m’a fait chialer comme un veau le 7 janvier 2015, quand le sang a coulé dans sa salle de rédaction. Vous écrivez, dans le prolongement de l’idée de « résistance » opposée à celle d’intolérance, alors qu’il s’agit en réalité de la seule jouissance d’une infime minorité aux dépens de la santé d’une énorme majorité, vous commentez ainsi l’hommage rendu à Steve, le noyé de la Loire : « Samedi dernier, les amis de Steve l’ont merveilleusement prouvé (que danser, c’est résister). Ils ont sorti le « sound system », puis dansé en bord de Loire sur les musiques préférées de leur ami disparu. Et tout s’est très bien passé. Il faut dire qu’il n’y avait pas un seul flic en vue, ceci explique sans doute cela. »
Vous l’aurez compris depuis le début, Antonio Fischetti : votre article me navre, et ce d’autant plus que je vous ai souvent lu avec plaisir et vive approbation. Quant au dessin de Riss, qu’on a déjà connu plus inspiré, il montre des policiers s’amusant (comme au ball-trap !) à tirer en l’air sur des notes de musiques s’échappant d’une espèce de vilain hangar, (de type concentrationnaire !), où l’on confinerait les « fêtards » : non seulement il ne m’amuse pas, mais il m’apparaît totalement inapproprié, puisqu’il ne suggère ni la complexité, ni même la réalité d’un problème qu’on ne peut pas résumer en quelques coups de crayon simplificateurs. Il se satisfait d’exprimer une triste contre-vérité : les victimes de vos nuits ne sont pas des ennemis de la musique, mais seulement des niveaux sonores qui obligent les auditeurs volontaires à se fourrer des bouchons dans les oreilles et les auditeurs involontaires à renoncer au sommeil que, le plus naturellement du monde, ils croient pouvoir programmer la nuit plutôt que le jour.
Daniel EHRET


Daniel Ehret a présidé le Centre Antibruit d’Alsace avant sa dissolution de 2015, en raison de la suppression de l’indispensable subvention de fonctionnement allouée pendant plus de 40 ans par le département du Bas-Rhin. - Haut

Sur cette question du principe d’antériorité, lire nos articles :
- Mensonges sur "l'antériorité" pour éviter la possible réforme de la gestion des nuisances sonores nocturnes (3/11/15) ;
- Enquête sur l’impossible "règle de l’antériorité" (24/12/2016) ;
- Les risques d’un droit à deux vitesses au détriment des habitants des quartiers « festifs » (communication faite lors des 4èmes rencontres du « Réseau Européen Vivre la Ville ! », Bruxelles, 24/03/18) - Haut
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Fêtards strasbourgeois à Kehl : un problème de transport

Les comportements des fêtards strasbourgeois qui vont faire "la fête" en Allemagne ne sont pas seulement un problème pour les habitants de Kehl (lire notre article : Fêtards strasbourgeois : la ville allemande de Kehl se rebiffe) mais également un chemin de croix pour le personnel de la CTS, la Compagnie des Transports Strasbourgeois.

Les DNA ont en effet publié le 22 mai un article intitulé "Violences et incivilités, les syndicats alertent" et sous titré : "Des rames entières de fêtards alcoolisés font régner le désordre depuis des mois. Les syndicats alertent sur les violences et les incivilités".

Le 26 avril dernier a été une journée de grève sur le Réseau de la CTS (Compagnie des Transports Strasbourgeois).
L’intersyndicale a dénoncé le bazar et l’insécurité croissante à bord des rames des premiers trams des samedis et dimanches matins charriant les fêtards strasbourgeois à leur retour de Kehl. Les incidents sérieux concernant les voyageurs et le personnel augmentent. Entre 2014 et 2018 les agressions, menaces de mort, crachats et rixes entre clients sont passées de 283 à 331 par an. Les rixes entre clients ont fortement progressé. Les incidents sérieux à l’égard du personnel de la CTS au nombre d’une centaine (un incident tous les 3 ou 4 jours en moyenne) n’ont pas diminué. Quant au nombre des incivilités et incidents mineurs, entre 2012 à 2018, en l’espace de 6 ans, ils ont littéralement explosé, passant de 2035 à … 5160 par an. Les courriers adressés aux autorités le 7 mai 2019 n’avaient reçu aucune réponse au jour du 22 mai 2019.

A Strasbourg, "réveiller la Belle Endormie", comme l’a voulu le maire Roland Ries et développer le commerce de la "vie nocturne festive" ne relève pas du conte de fées mais plutôt de la Boîte de Pandore.

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Fêtards strasbourgeois : la ville allemande de Kehl se rebiffe

Nous sommes pour faire la fête ensemble, mais le niveau sonore doit baisser.
(Tony Vetrano, Maire de Kehl)
© Kehler Zeitung, Mittelbadische Presse

Les habitants de Kehl protestent contre le sans-gêne des fêtards strasbourgeois qui imposent leurs nuisances à une partie de la population de la ville, en particulier dans le secteur de la gare et sur les bords du Rhin face au Jardin des deux rives.

Le Maire de Kehl a fait des remontrances à Roland Ries, le maire de Strasbourg.

Le 8 mai dernier, les Dernières Nouvelles d’Alsace ont mentionné : « Un tramway, des soucis et des ambitions partagées », n’évoquant que les nuisances aux abords de la gare de Kehl.

La presse allemande a été plus explicite : les nuisances nocturnes du Jardin des deux rives situé du côté français, au bord du Rhin font carrément tourner au vinaigre les relations entre Strasbourg et Kehl.
La Kehler Zeitung du 08 mai 2019 a titré « LE MAIRE DE KEHL DEFEND SES ADMINISTRÉS ! ou QUAND LES EXCÈS DE CERTAINS STRASBOURGEOIS NE SONT PAS BIENVENUS. » et sous-titré :« En réponse aux nuisances nocturnes produites par certains fêtards venant de Strasbourg... Nous sommes pour faire la fête ensemble, mais le niveau sonore doit baisser !". Le maire Toni Vetrano expose ses exigences à Strasbourg. »

La chose ne manque pas de sel car évidemment la Ville ne peut pas répondre au Maire de Kehl comme elle a répondu aux doléances des habitants de Strasbourg. M. Ries ne peut pas dire dire aux habitants de Kehl d’« aller habiter à la campagne » ! Il n’osera pas non plus leur dire qu’une « capitale européenne » se doit d’avoir une vie nocturne « attractive » et dynamique et que les habitants de Kehl n’ont qu’à « s’adapter aux nuisances ».

Mathieu Cahn, adjoint au maire chargé de la « vie nocturne », n'a pas traité les habitants de Kehl de « bandes d’abrutis » comme il l’a fait publiquement quand les riverains strasbourgeois osaient se plaindre de leurs nuits dévastées par les dérives de la vie nocturne dite « festive ».

Robert Herrmann, adjoint au maire chargé de la tranquillité et de la sécurité publique, ne leur a pas rétorqué : « Il ne faut pas croire tout ce que les gens racontent » comme il l’avait fait en décembre 2015 lors d’une réunion au centre administratif où l’on évoquait déjà des problèmes nocturnes au Finkwiller. Problèmes avérés depuis et qui perdurent à ce jour.

L’adjoint au maire et élu écologiste Alain Jund n’a pas ajouté que les habitants de Kehl « avaient des hallucinations » comme il l’avait fait au Conseil Municipal en parlant des habitants de la place d’Austerlitz qui se plaignaient des bagarres et du grabuge qui leur étaient imposés la nuit. Voici les élus strasbourgeois face à leurs contradictions.

Par ailleurs une pétition est lancée et un collectif est en cours de formation ! (voir ci-contre : « Des habitants de Kehl lancent une initiative contre le bruit causé par la musique qui vient de France » avec la photo des initiateurs d’une pétition contre les nuisances sonores).

A Strasbourg, le combat pour la défense du droit au repos dépasse désormais la frontière.

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Les raisons du recours contre la réaffectation de la Bourse de Bruxelles en Belgian Beer World

Absence de débat démocratique, marchandisation d’un équipement public, atteinte à un patrimoine classé et folklorisation du centre historique : associations et habitants ont introduit un recours en annulation devant le Conseil d’État contre le permis relatif au réaménagement de la Bourse en « Centre d’expérience de la bière ».

Les raisons du recours de l’ARAU et d'Inter-environnement Bruxelles, regroupés au sein de la Platform Pentagone :

  • Le Belgian Beer World n’est pas un équipement d'intérêt collectif mais un projet commercial et touristique
  • Le projet démolit des parties d’un bien classé
  • Les incidences sur l’environnement n’ont pas été sérieusement prises en compte, les alternatives sont inexistantes

Le communiqué de presse de l'ARAU

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Projection du film "Nuit et jour à Saint-Géry" à Strasbourg

Le Réseau Vivre la Ville! a le plaisir de vous annoncer que le film "Nuit et jour à Saint-Géry" sera projeté à Strasbourg à la Maison de l'Image, le 25 avril prochain à 19h00.

L’annonce de ce film, faite par la Maison de l’Image dans son programme : "Désirons-nous vraiment des centres-villes désertés par leurs habitants ?, telle est la question posée par le film Nuit et jour à Saint-Géry."

Ce film documentaire a été réalisé
- à Bruxelles dans le cadre des Ateliers Urbains
- avec la participation des habitants
- sous l’impulsion du Comité de quartier Saint-Géry, membre du Réseau Européen Vivre la Ville! et grâce à sa cheville ouvrière : Marie Caraj.
Une cinéaste a accompagné ce projet sous la houlette du Centre Vidéo de Bruxelles.

C’est un film documentaire d’une très grande qualité.
C’est aussi le fruit d’une démarche collective menée avec beaucoup de talent et de respect..
C’est également, pour toutes nos associations, un excellent support cinématographique pour une sensibilisation et un débat. (voir la bande annonce)

Le film a été projeté lors du Congrès du Réseau Européen Vivre la Ville! en mars 2018 à Bruxelles et avait donné lieu à un débat intéressant dans le cadre de notre Congrès. En septembre 2018, le Centre Vidéo de Bruxelles a mis ce documentaire à la disposition d’une association du Réseau, l’Association des Résidents de la Baie des Citrons à Nouméa en Nouvelle Calédonie (en copie).

Si vous souhaitez que ce documentaire soit projeté dans votre ville, vous pouvez :
- prendre contact avec le Centre Vidéo de Bruxelles (CVB) réalisateur du documentaire qui pourra vous aider à accéder au film
- remplir le formulaire de contact. Nous vous communiquerons les coordonnées des personnes chargées du documentaire au CVB.

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3ème rapport annuel du médiateur de la ville d’Amsterdam

AMSTERDAM, nouveau rapport du médiateur publié le 13 Janvier 2019 : un appel à la décroissance comme solution à la marchandisation de la ville asservie à un tourisme de masse destructeur.

Depuis 2016, le médiateur de la Ville d’Amsterdam paye de sa personne en allant sur le terrain constater pendant la nuit l’état des rues d’Amsterdam. L’an dernier, M. Zuurmond était allé passer une semaine chez des habitants du centre-ville, dans l'un des trois quartiers festifs de la nuit amstellodamoise et en était revenu en faisant le constat que, "la nuit, le centre-ville d’Amsterdam est une jungle urbaine" et que "si Amsterdam était un parc d’attractions, on aurait été obligé de le fermer depuis un bon moment déjà !" comme le rapportait le site Het Parool le 3 mars 2018 dans un article intitulé : "Ombudsman: De binnenstad is 's nachts een jungle" ("la nuit le centre-ville est une jungle urbaine selon le médiateur").

L’information avait été publiée le 14 mars 2018 sur le site du Réseau "Vivre la Ville !" dans un article intitulé : "la nuit le centre-ville est une jungle urbaine selon le médiateur".

L’année précédente il avait déjà mené une expérience comparable et tiré la sonnette d’alarme en disant entre autres qu'il avait eu l’impression que "le stade olympique se déversait dans les rues du quartier". Le maire d'Amsterdam avait alors décidé de déployer 140 gardiens de la paix supplémentaires.

Cette année le médiateur est carrément allé vivre pendant trois mois dans le Quartier rouge et voici sa conclusion : malgré l’ajout de 140 gardiens de la paix supplémentaires depuis deux ans, Amsterdam est toujours une jungle urbaine. (publication dans le journal Het Parool du 14 janvier 2019 : Ombudsman: 'Stad is slachtoffer van economische overbegrazing')

Le respect de la loi n’est pas assuré car souvent les policiers n’osent pas intervenir à moins qu’ils n’en aient carrément pas envie. De toute façon, le nombre de policiers n’est pas suffisant. Les habitants et les touristes font tout ce qu’ils veulent, impunément. Les rues ressemblent une poubelle. Les conducteurs de taxis Uber ont des comportements dangereux. Certains ont même causé des accident mortels. Gagnant peu, travaillant trop longtemps à un rythme infernal, ils sont carrément en état de surmenage et deviennent dangereux pour le trafic routier.

La ville fait l’objet d’une véritable surexploitation économique. Le nombre d’hôtels continue de croître. Les vols arrivant à l’aéroport d’Amsterdam augmentent d’année en année, déversant sur la ville des flots de touristes alors que le nombre de ces vols devraient diminuer, affirme le médiateur. On prévoit l’arrivée de 30 millions de touristes en 2023/2024 !

Pour éviter cela il faut prendre des mesures sans tarder. Voici les suggestions faites par les différents partenaires associatifs et par le médiateur :

  • Il faut diminuer le nombre de vols (proposition du médiateur).
  • Il faut arrêter de construire de nouveaux hôtels (proposition d’Amsterdam in Progress).
  • Il faut mettre fin au marketing fait par la ville pour attirer les touristes (proposition de la fédération Wij Amsterdam) et publier une bulletin d’information pour les touristes en indiquant clairement la nouvelle donne : « La ville où tout était possible a changé : tout n’est plus possible à Amsterdam » et en détaillant les nouvelles mesures.
  • Les rideaux devront rester fermés au Quartier rouge (proposition de VVAB).
  • La vente de hachish doit être interdite aux touristes et uniquement permise aux habitants, lesquels devront présenter leur passeport pour en acheter car Amsterdam est devenue une narco-ville et les Pays-Bas un narco-état, ce qui entraîne du blanchiment d’argent sale et de la corruption. (proposition du collectif Voetboog en Handboogstraat).
  • Il faut interdire les Airbnb et permettre uniquement les Bed & Breakfast avec un habitant qui habite sur place et loue une chambre de son logement (propositions partagée par la majorité des associations). Il faut savoir qu’Airbnb occupe 20 000 maisons, Booking.com fait la même chose et le nombre d’appartements disponibles pour les habitants se réduit comme une peau de chagrin : les habitants doivent s’inscrire sur une liste d’attente et patienter pendant 10 ans pour espérer voir leur demande exaucée.
  • Il faut interdire le « pubcrawl », circuit de consommation d’alcool organisé d’un bar à l’autre avec un prix forfaitaire établi au départ qui donne droit à 3, 4, 5 ou 6 consommations au choix : bière ou alcool fort, avec une préférence pour le genièvre néerlandais qui titre 35 degrés d’alcool (proposition de partagée par la majorité des associations depuis des années).
  • Il faut interdire la consommation d’alcool dans la rue dans tout le centre ville. Cette interdiction n’est affichée actuellement que sur les ponts du Quartier rouge.

Enfin, le 14 février 2019, la fédération Wij Amsterdam a envoyé une lettre à l’Unesco lui demandant de venir au secours de la ville et de ses habitants vu la gravité de la situation actuelle.

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Publication du Guide des débits de boissons

Article publié sur le site de Marais-Louvre le 8 janvier 2019
Les ministères de l’intérieur, des solidarités et de la santé viennent de publier la mise à jour datée de novembre 2018 du « Guide des débits de boissons – Les principales dispositions de la législation et de la réglementation »

En introduction il est rappelé que l’alcool est responsable de 49 000 morts par an, de troubles à l’ordre public et de drames familiaux. Le guide souligne combien le dispositif législatif et réglementaire construit de façon « empirique » peut être difficile d’interprétation et qu’il convient de bien l’expliciter. Les rédacteurs insistent sur la nécessité d’une bonne application des textes pour plus d‘efficacité, en particulier en matière de santé publique.

Les 160 pages de ce document sont articulées autour de plusieurs thèmes, les règles applicables à l’ensemble des débits de boissons, aux débits à consommer sur place, les régimes spécifiques (manifestations, débits temporaires, ventes à emporter…), les zones de protection (écoles, casernes, édifices cultuels…). Sont ensuite analysés les pouvoirs de police et les dispositions pénales. Les annexes reprennent l’ensemble des textes existants.

Ce guide est un véritable document de référence qui permet de connaitre non seulement la législation stricto sensu mais aussi les spécificités et les dérogations possibles selon le type de vente d’alcool pratiqué. Les pouvoirs de police, des préfets sur ces questions sont détaillés. Une façon de mieux comprendre aussi comment se déroulent les procédures qu’elles soient administratives ou judiciaires.

De nombreux centres-villes sont confrontés aux questions d’abus d’alcool compte tenu du nombre élevé de lieux de fête et de débits de boissons ouverts une partie de la nuit. Il sera donc intéressant de pouvoir se référer à ce véritable dictionnaire qui ne couvre malheureusement qu’un volet des nuisances subies par les habitants émanant des excès des personnes alcoolisées.

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Une bonne année 2019

Les membres du Réseau Européen Vivre la Ville! vous présentent leurs voeux pour 2019.

Nos souhaits sont simples :
- pouvoir nous déplacer sans entraves sur les trottoirs;
- pouvoir dormir la nuit;
- trouver des élus et des responsables à l’écoute de nos difficultés;
- trouver tout le soutien que les citoyens sont en droit d’attendre de la Préfecture et de tous les agents chargés de faire respecter la réglementation;
- pouvoir dialoguer avec les professionnels respectueux de leur environnement et des riverains.

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Décret relatif aux sons amplifiés : requêtes en annulation rejetées par le Conseil d’État

Dans une lecture du 7 décembre 2018, le Conseil d’État a rejeté les deux requêtes en annulation présentées contre le décret n°2017-1244 du 7 août 2017 relatif à la prévention des risques liés aux bruits et aux sons amplifiés.

Ce décret signé par les ministères en charge de l’environnement, de la santé et de la culture, instaure de nouvelles exigences à vocation préventive aux lieux ouverts au public et diffusant des sons amplifiés (salles de concert, festivals de musique, discothèques, cinémas, etc.). Entre autres mesures, le décret introduit l’abaissement du niveau sonore maximal de 105 à 102 dB(A) sur 15 minutes et la création d’un seuil à 118 dB(C) sur 15 minutes pour limiter les sons basses fréquences, de plus en plus présents dans les musiques actuelles.

Suite à la publication du décret, la Chambre syndicale des lieux musicaux festifs et nocturnes (CSLMF) avait introduit un recours en annulation. Restant dans la droite ligne des conclusions du rapporteur public, le Conseil d’Etat a estimé que le décret attaqué ne portait pas une atteinte disproportionnée à la liberté du commerce et de l’industrie, ni à la liberté de création et au droit moral des auteurs sur leurs œuvres, compte tenu de l’objectif de santé publique poursuivi.

L’ensemble des parties prenantes reste attentif aux suites qui seront données à cette évolution réglementaire, notamment l’arrêté d’application du décret ainsi que les documents d’accompagnement (instruction, guide…). En effet la plupart des acteurs concernés estiment que l’application de ce décret pose des difficultés de mise en œuvre. C’est dans ce contexte que le Centre d’information sur le bruit (CidB) a organisé le 5 décembre 2018 un colloque national dont l’objectif était de rappeler les enjeux, expliquer ces évolutions réglementaires et débattre des difficultés liées à leur mise en œuvre. Ce colloque, qui s’est tenu à l’École des hautes études en santé publique (EHESP) de Rennes, a réuni plus de 270 participants et a permis de clarifier les points de vue des différents acteurs concernés, dans la perspective notamment des travaux restant à entreprendre pour préciser les modalités d’application du décret.

Le décret du 7 août 2017 a également des implications concernant le bruit au voisinage d'autres activités culturelles, sportives ou de loisirs – telles que la pratique des sports motorisés sur les circuits homologués –, qui est soumise, du fait de la modification de la rédaction de l'article R 1336-6 (anciennement R 1334-32) au respect de l'indicateur d'émergence de niveau sonore. La fédération française de motocyclisme avait elle aussi demandé au Conseil d’Etat d’annuler ce décret. Dans sa lecture du 7 décembre 2018, le Conseil d’Etat rejette cette requête et confirme que l’article L. 131-6 du code du sport définit les compétences des fédérations sportives pour édicter les règles techniques propres à chaque discipline (notamment, le bruit à la source des véhicules) et que les valeurs limites d’émergence du code de la santé publique sont à respecter « en toute hypothèse » (considérant n°9).

Conseil d’Etat – Lecture du vendredi 7 décembre 2018 – Arianeweb – Décision n°414899

Lire nos articles précédents :
- 102 dB ou la politique des tout petits pas
- Défense en faveur du décret relatif à la diffusion de sons à un niveau sonore élevé

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Le site du Réseau Européen Vivre la Ville a déménagé

Afin de garantir son indépendance et son autonomie le site du Réseau Européen Vivre la Ville a déménagé.
Vous retrouverez sur ce nouveau site l'intégralité du contenu de l'ancien site.

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Tourisme de masse : le revers de la médaille

Sur le site de l'association Marais-Louvre, deux articles qui traitent du tourisme de masse et de ses conséquences.
Le premier se penche sur les locations saisonnières (La folie des locations saisonnières gangrène le quotidien des habitants). Dans ce passage tout est dit sur les conséquences pour les quartiers concernés :
Les habitants des centres villes, en particulier à Paris mais aussi ceux dans d’autres villes d’Europe font état d’un mal grandissant devenant de plus en plus insupportable. Certains commencent à quitter leurs quartiers, quasiment chassés qu’ils sont par les touristes et autres fêtards qui ont envahi leurs immeubles, ont transformé leur quotidien et sont source d’une évolution non souhaitée de leur quartier. Les commerces de bouche et traditionnels ont cédé la place aux enseignes de mode et aux bars avec des terrasses bruyantes, les valises à roulettes au bruit insupportable encombrent l’espace.
Le second (Faut-il se réjouir des records de fréquentation atteints en matière de tourisme ?) met en avant les conséquences de la trop grande fréquentation touristique de Paris :
Personne, qu’il s’agisse de journalistes, de professionnels et d’élus en charge des questions du tourisme, personne ne mentionne, au regard de ces résultats, l’envers du décor que sont les dommages subis par les habitants dans leur vie quotidienne, le fléau des locations touristiques et les nombreux désordres dont nous faisons régulièrement état. Il n’est pas fait mention, sinon très peu, de la saturation qui frappe le centre de Paris.

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Pourquoi Paris est-elle l’une des métropoles les plus bruyantes au monde ?

Un article d’Atlantico alerte sur les conséquences de la pollution sonore à partir de l’exemple de Paris: "Pollution sonore : mais pourquoi Paris est-elle l’une des métropoles les plus bruyantes au monde (et ne croyez pas que ça relève juste de l’inconfort, c’est dramatique pour la santé) ?"
Une étude de l'OMS souligne les nombreux risques médicaux préoccupants qu'entrainent une surexposition aux bruits (AVC, obésité...). Des risques que les Parisiens devraient prendre au sérieux.

Il est intéressant de constater combien « nos thèmes » : la pollution délétère du BRUIT, les effets pernicieux de la politique d'attractivité à tout prix et les dégâts collatéraux de la "vie nocturne" commerciale trouvent un écho dans la presse, qu’ils n’avaient pas il y a cinq ans.

Quelques extraits de l'article... Continuer la lecture

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Strasbourg n’a pas encore compris qu’une ville doit être habitable !

Le 20 octobre 2018 et au moment où le petit centre ville historique s’apprête à subir le déferlement de 2 millions de touristes en 4 semaines pour l’opération commerciale Capitale de Noël, est paru dans la rubrique « La ville en débat » des Dernières Nouvelles d’Alsace un article intitulé « Les barques de la Petite France ».
Ce texte émane d’un collectif de « Strasbourgeois Citadins et Citoyens ».
Il dénonce, à partir de l’exemple des barques appontées depuis cet été à la Petite France, le tourisme de masse qui menace Strasbourg et la gestion calamiteuse des projets d’animation de nos élus.
Il défend très justement la préservation d’une « dynamique de vie quotidienne » des habitants « qui est l’essence-même de la vitalité urbaine ».
Développement touristique effréné, suranimation cet été avec des spectacles nocturnes démultipliés en prise directe sur les habitations dans trois secteurs du centre ville au lieu d’un habituellement.
Dans tous les cas, nous retrouvons la course à l’attractivité à tout prix et la volonté de transformer le centre-ville en grande machine à cash de jour comme de nuit.
C’est cette même politique qui a présidé au développement forcené d’une « vie nocturne » sans garde-fou, qui a permis la multiplication des ouvertures tardives et qui continue d’encourager la multiplication du nombre de bars au centre ville.

A Strasbourg on a touché le fond et on continue de creuser !

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L'actualité

Revue de presse

Les nuisances sonores :

  • Dans 60 millions de consommateurs un article à l'intention des victimes des nuisances sonores : Comment se faire entendre. De nombreux rappels des textes et des liens utiles.
  • Liaison, le bulletin de France Nature Environnement, revient sur le combat qui oppose le pot de terre contre le pot de fer, à savoir des riverains du parc de la Villette et le Zénith de Paris : Moins fort les basses! (lire aussi notre article sur le sujet)

La place du piéton dans la ville :

Les locations saisonnières :

Et pour finir, le tourisme de masse :

  • Une des nombreuses manifestations contre le tourisme de masse : Manifestation contre le tourisme de masse à Barcelone.
  • Plus d'articles sur le sujet sur le site du Réseau Européen Vivre la Ville!

  • Nos articles

    Un décret qui va faire du bruit

    Un excellent article signé Daniel EHRET, président du Centre Antibruit d’Alsace de 2008 à 2015 qui revient sur le décret d'application de l’article L. 1336-1 du code de la Santé publique qui prévoit que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé (musique amplifiée ou non, voix d’acteurs ou présentateurs par exemple), dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains. L'intention semble louable mais la réalité est toute autre comme le démontre cet article.


    Le Réseau Vivre Paris! est désormais une association

    Depuis le 20 juin 2018, afin de mieux se structurer, le Réseau Vivre Paris!, qui fait partie du Réseau Vivre la Ville!, s’est officiellement transformé en association loi de 1901. Cette association, à laquelle ont déjà adhéré 14 associations membres du réseau informel créé en 2010 assurera la continuité des différentes actions entreprises depuis près de 10 ans et les renforcera.
    Nos deux objectifs principaux restent inchangés : une nuit régulée dans laquelle les noctambules et les établissements peuvent faire la "fête", tout en respectant la ville et ses habitants et un espace public dans lequel les piétons peuvent circuler sans entrave.
    Pour plus de détails consulter la page : qui sommes-nous?. (lire l'article)


    Terrasses : mode d'emploi

    L'association 60 Millions de Piétons, qui est membre du Réseau Vivre Paris!, vient de publier sur son site un document indiquant la marche à suivre concernant les terrasses abusives parisiennes.
    Il y est notamment préciser que le bénéficiaire d'une terrasse doit afficher l’autorisation sur sa vitrine.
    Pour chaque autorisation d'étalage ou de terrasse, le commerçant doit apposer, à l'intérieur du commerce sur la partie visible de la rue, une affichette réglementaire mentionnant les dimensions autorisées, un schéma indicatif du dispositif et l’année de création de l’affichette. (voir lire l'article)


    Nuits à Saint-Géry

    Dans le quartier Saint-Géry, au centre de Bruxelles, les habitants dorment mal. La vie nocturne dégrade la qualité de vie des résidents.
    A l'instar de Barcelone, Berlin, Paris, le marketing urbain sévit à Bruxelles, qui cherche à faire des centres-villes du 21e siècle des lieux de réjouissance dédiés au tourisme et à l'événementiel. Un groupe tente de faire entendre sa voix... Et une question demeure : désirons-nous vraiment des centres villes désertés de leurs habitants ? (lire l'article)


    Deux contacts importants pour la la Coordination Nationale Italienne

    Une réunion avec le président de la République italienne promise pour 2019 et une rencontre avec Antonio Tajani, président du Parlement européen. (lire l'article)


    Les habitants de s'opposent au cinéma en plein air

    Les riverains de la Piazza San Cosimato à Rome se mobilisent contre les séances de cinéma en plein air en centre ville. (lire l'article en italien


    270€ l'ivresse sur la voie publique

    La transfert des personnes en état d'ivresse au commissariat ou à la gendarmerie a un coût pour les collectivités locales. Orléans avait été la première ville à faire payer les personnes en état d'ivresse dans l'espace public dès 2015 (voir notre article). D'autres villes ont suivi : Saint-Malo, Pau, Castres...
    Pourquoi ne pas l'appliquer sur l'ensemble du territoire? (lire notre article)


    Mobilisation à Strasbourg pour le droit de circuler sur les berge de l'Ill

    Une mobilisation citoyenne contre la bunkérisation du quartier européen, le Parlement Européen voulant en effet interdire l'accès aux berges de l'Ill. (lire l'article)


    La Butte aux Cailles sur France 3

    France 3 a diffusé une série sur Paris la nuit. Une émission était consacrée à la Butte aux Cailles (13ème arrondissement). Elle décrit la situation que vivent chaque nuit les habitants de ce quartier, un cauchemar pour nombreux riverains exposés au nuisances dans ce quartier à haute densité d'habitations. En regardant ces images, on comprend la légitimité des revendications de l'association "Les Riverains de la Butte aux Cailles" qui les représente. (lire l'article)

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102 dB ou la politique des tout petits pas

L’article de Daniel Ehret, ci dessous, s’inscrit dans la continuité de celui qu’Anne Penneau avait écrit pour le Réseau en novembre 2017 : Défense en faveur du décret qui régit la diffusion de musique amplifiée sur la voie publique et nouvelle alerte à propos des bruits de voix sur la voie publique, texte qui mentionnait à l’époque : "Depuis la loi Santé de 2016, l’article L. 1336-1 du code de la Santé publique prévoit que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé (musique amplifiée ou non, voix d’acteurs ou présentateurs par exemple), dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains."

Voici que le 7 août 2017, dans une continuité qu’il faut aussi saluer, le ministère a parachevé le dispositif légal et pris le décret 2017-1244, nécessaire à l’application de la loi, qui a été intégré dans la partie réglementaire du code de la Santé publique. Ce décret est applicable à partir du 10 octobre 2018. Continuer la lecture

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La Coordination Italienne prise au sérieux par les autorités

Le nouveau président de la Coordination Nationale No Degrado et Mala Movida, M. Fabrizio Coniglio, a contacté le président de la République italienne, M. Sergio Mattarella, obtenant un résultat important: il a été appelé par le secrétariat du chef de l'Etat qui a manifesté son intérêt pour notre action et a promis une réunion en 2019.

Une deuxième action importante de Fabrizio a été la réunion, à Venise, avec Antonio Tajani, président du Parlement européen, dans le cadre d'une visite institutionnelle. Fabrizio a brièvement illustré les activités de la Coordination nationale italienne depuis 2014 en fournissant un dossier complet sur l'Italie et sur le réseau européen, M. Tajani a apprécié et nous espérons qu'un dialogue constructif peut être ouvert sur nos questions au niveau des institutions européennes. La route est longue et difficile mais les bons contacts ont été faits ...il dado è tratto (alea iacta est)!

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Le ragioni dei residenti che vogliono salvarsi dall'aggressione delle "cultura"

Quando inizia l’estate a Piazza San Cosimato comincia il calvario dei residenti, nei tre anni passati è stato così. Quest’anno abbiamo cominciato prima perché c’è la campagna elettorale. Siamo finiti nel tritacarne mediatico ed abbiamo anche avuto i manifestini sotto casa che ci intimavano di “andare via”.

Lo scorso anno l’”associazione piccolo cinema america” ha “occupato” la piazza per sessanta giorni e notti (di meno non si poteva) e non si è dormito fino a che non finivano le proiezioni ed i dibattiti e la gente non se ne andava…..poi alle 4 di mattina arrivava il mercato e si ricominciava con i rumori della vita. Continuer la lecture

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Nuit et Jour à Saint-Géry : le quotidien des habitants de ce quartier de Bruxelles

Dans le quartier Saint-Géry, au centre de Bruxelles, les habitants dorment mal. La vie nocturne dégrade la qualité de vie des résidents.
A l'instar de Barcelone, Berlin, Paris, le marketing urbain sévit à Bruxelles, qui cherche à faire des centres-villes du 21e siècle des lieux de réjouissance dédiés au tourisme et à l'événementiel. Un groupe tente de faire entendre sa voix... Et une question demeure : désirons-nous vraiment des centres villes désertés de leurs habitants ?

Le Centre Vidéo de Bruxelles produit du documentaire d'auteur, associatif et collectif depuis plus de 40 ans. Fort de son expérience, un comité de quartier bruxellois excédé par le bruit en rues l’a approché pour réaliser un documentaire* sur leurs conditions de riverains : Nuit et Jour à Saint-Géry. Continuer la lecture

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270€ l'ivresse sur la voie publique

Selon l'article L3341-1 du code la santé publique, une personne trouvée en état d'ivresse dans les lieux publics est, par mesure de police, conduite à ses frais dans le local de police ou de gendarmerie le plus proche, pour y être retenue jusqu'à ce qu'elle ait recouvré la raison.
D'autre part, le fait de se trouver en état d'ivresse manifeste un lieu public est également puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 2e classe.» selon l'article R. 3353-1 du même code la santé publique. Cette contravention s'élève à 150 euros.
La transfert des personnes en état d'ivresse au commissariat ou à la gendarmerie a un coût pour les collectivités locales. Orléans avait été la première ville à faire payer les personnes en état d'ivresse dans l'espace public dès 2015 (voir notre article). D'autres villes ont suivi : Saint-Malo, Pau, Castres...
Cette décision de faire payer les personnes en état d'ivresse (pollueur - payeur) a été jugée conforme à la loi par la cour administrative d'appel de Nantes au printemps 2017. Pourquoi ne pas l'appliquer sur l'ensemble du territoire?

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Pique-nique contre la fermeture par le Parlement Européen du bassin de l'Ill à Strasbourg

Le projet de fermeture des berges du bassin de l’Ill à hauteur du Parlement Européen est toujours d’actualité... Aussi la mobilisation citoyenne contre la bunkérisation du quartier européen se poursuit avec un nouveau rassemblement organisé le 2 juillet prochain. Les Strasbourgeois(es) sont cette fois-ci convié(e)s à un pique-nique sur berges et à venir avec leurs victuailles pour vivre ce moment de protestation en toute convivialité.
A la base de cette mobilisation il y a, bien sûr, le fait que ces berges constituent un lieu de circulation et de promenade privilégié pour les cyclistes et les piétons de toute l’agglomération. Mais il s’agit aussi de souligner qu’en se barricadant ainsi l’Europe finira par devenir un objet inaccessible à la citoyenneté. Ce n’est pas en cultivant l’entre-soi que l’on fera progresser l’adhésion à l’idée européenne, bien au contraire.
Pour cette quatrième manifestation, le pique-nique sera partagé avec quelques députés européens, des fonctionnaires du Parlement Européen et des citoyens bruxellois qui défendent eux aussi une implantation harmonieuse et conviviale, à Strasbourg comme à Bruxelles. En effet, il n’est pas du tout contradictoire de combiner un bon accueil aux institutions européennes avec le fait d’exiger qu’elles respectent les règles qui s’imposent à tout un chacun. Les questions de sécurité ne doivent pas servir de prétexte à l’accaparement de l’espace public et au passe-droit !
Alors soyons très nombreux à dire non à cette fermeture des berges et oui à un quartier européen ouvert aux citoyens.
Signez la pétition en ligne sur le site de l'ADIR (Associaction de Défense des Intérêts de la Robertsau)
Le flyer de la manifestation

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Reportage sur la Butte aux Cailles sur France 3

France 3 a diffusé une série sur Paris la nuit. Une émission était consacrée à la Butte aux Cailles (13ème arrondissement). Elle décrit la situation que vivent chaque nuit les habitants de ce quartier, un cauchemar pour nombreux riverains exposés au nuisances dans ce quartier à haute densité d'habitations. En regardant ces images, on comprend la légitimité des revendications de l'association "Les Riverains de la Butte aux Cailles" qui les représente. Ce document concerne un quartier de Paris mais la problématique est la même à Strasbourg, à Bagnères-de-Bigorre, à Toulouse, ou… (à compléter par la ville de votre choix).
En réponse au témoignage éloquent d'une jeune consommatrice qui, candidement, déclare que les riverains devaient savoir ce qu'il en était en s'installant dans ce quartier, on rappellera : 1) que certains habitants étaient présents bien avant que la mono-activité des bars ne frappe le quartier; 2) qu'elle néglige les problèmes de santé publique qui tiennent au fait que le sommeil est altéré, avec des répercussions diverses sur la santé des habitants, même s'ils n'ont pas le sentiment d'être réveillés, ce qui fait qu'il est inacceptable que quiconque soit appelé à vivre auprès d'un tel tumulte sur la voie publique au 21è siècle; 3) que le droit protège le repos de tous les citoyens, que la loi est la même pour tous et que les habitants des centres-villes ne sont pas des citoyens raccourcis, exclus de droit, vivant dans une zone de non-droit. Lire à ce sujet la présentation faite à Bruxelles lors des 4èmes rencontres du Réseau Européen "Vivre la Ville!" : Les risques d’un droit à deux vitesses au détriment des habitants des quartiers « festifs ».

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Bruxelles 2018 - 4èmes rencontres du Réseau Européen "Vivre la Ville!" : les documents

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Communiqué de presse - Bruxelles 2018

Communiqué de presse Bruxelles 2018
Réseau Européen "Vivre la Ville!" !
Contact : Nicole Nussbaum 06 15 76 15 33

Nous voulons des villes habitées et habitables de jour comme de nuit.

▶ Malheureusement nos centres villes ne sont plus habitables pour deux raisons :
- développement inconsidéré d’une « fête » qui ne respecte pas son environnement et qui fait des victimes ;
- développement inconsidéré d’un tourisme de masse également destructeur de son
environnement : un tourisme qui fait des victimes.

▶ A terme, dans les deux cas, c’est la fuite des habitants :
- parce que leur santé est menacée par la privation de sommeil et les agressions sonores subies,
- parce que les habitants n’arrivent plus à se loger : touristification = flambée immobilière

▶ Nos villes sont engagées dans une course à la compétitivité entre villes...
- pour la promotion de la « nuit » comme
- pour la massification du tourisme.
Cette course à la compétitivité est injustifiable car :
- elle n'a pas de sens politique profond ;
- elle s'est construite en partenariat avec les lobbies de l’alcool, du monde de la nuit et de l’industrie du tourisme ;
- elle va contre l'intérêt général.

▶ La classe politique porte une lourde responsabilité, qu’il s’agisse des :
- des élus au pouvoir qui œuvrent pour accentuer ces deux pôles : tourisme de masse/ « vie nocturne festive commerciale » à tout prix
- des élus de l’opposition qui laissent faire sans s’y opposer ou
- des députés qui laissent grignoter le droit qui protège la Santé Publique.

▶ Le temps est venu de penser la ville autrement. Il est grand temps de...
- promouvoir une nouvelle politique de la nuit festive, à la fois ambitieuse, créative et
respectueuse de l’écologie urbaine.
- promouvoir un tourisme raisonné et maîtrisé qui ne soit pas prédateur.

Face aux enjeux actuels, on ne peut plus se contenter d’une politique du « toujours plus », Il nous faut une politique du « toujours mieux ».

Nous attendons de nos classes politiques qu’elles en soient capables. Car le temps est venu de penser la ville autrement.

Version pdf.

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Amsterdam : "la nuit, le centre-ville est une jungle urbaine selon le médiateur"

Le site Het Parool a publié le 3 mars 2018 un article intitulé : "Ombudsman: De binnenstad is 's nachts een jungle" ("la nuit le centre-ville est une jungle urbaine selon le médiateur")
Le médiateur de la ville, M. Zuurmond est allé passer une nuit chez des habitants du centre-ville, dans l'un des trois quartiers festifs de la nuit amsteldamoise.
Il avait déjà mené cette expérience l'année dernière et le lendemain il avait tiré la sonnette d’alarme en disant entre autre qu'il avait eu l’impression que "le stade olympique se déversait dans les rues du quartier". Le maire d'Amsterdam a alors décidé de déployer 140 gardiens de la paix supplémentaires.
Cette fois-ci le médiateur a compté tous les contraventions dont il a été le témoin de fenêtre : 942 ! Notamment : épanchements d'urine, défécations, rapports sexuels dans la rue, prises de sens interdit, etc… Il a compté 810 taxis empruntant la ruelle (taxis "normaux" et Uber en trop grand nombre dans le ville). Il a entendu 155 coups de klaxon et a relevé un niveau de 65dB dans la chambre où il se trouvait. La police est passée mais n'a rien fait. "Le chaos, une jungle urbaine" selon le médiateur. Il a ajouté : " Si Amsterdam était un parc d’attractions, on aurait été obligé de le fermer depuis un bon moment déjà !"

La vidéo est éloquente et ne nécessite aucune connaissance du néerlandais. Les scènes filmées et les graphiques parlent d'eux-mêmes.

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Amsterdam: "At night, the city centre is an urban jungle according to the Ombudsman"

The Het Parool site published an article on 3 March 2108 : "Ombudsman: De binnenstad is 's nachts een jungle" (At night, the city centre is an urban jungle according to the Ombudsman). The city's Ombudsman, M. Zuurmond spent a night with residents who live in the city centre, in one of the three most vibrant quarters of Amsterdam at night.
He carried out the same experiment last year and the following day he blew the whistle, notably saying he had had the impression "the Olympic stadium was spilling out onto the streets of the area". The Mayor of Amsterdam then decided to deploy 140 extra policemen.
This time the ombudsman counted all the offences he witnessed while looking out of the window: 942! In particular: urinating, defecating, sexual intercourse in the street, driving in the wrong direction up a one-way street, etc. He counted 810 taxis taking the tiny street ("official" taxis and Uber taxis which are too numerous in the city). He heard 155 cars hooting and recorded a 65dB sound level inside the bedroom. The police patrolled the area but did nothing. "Chaos, an urban jungle" according to the Ombudsman. He added: "If Amsterdam were a theme park it would have been closed a long time ago!".

The video is eloquent and does not require any knowledge of Dutch. Recorded scenes and charts speak for themselves.

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4ème congrès du Réseau Européen « Vivre la Ville ! » : Bruxelles - 23 au 25 mars 2018

Les nuisances sonores constituent l’une des principales atteintes à la qualité de vie et à la santé des habitants des villes. Les politiques publiques relatives à la lutte contre le trafic routier en tiennent compte. Cependant, une source de nuisances grandissante reste complètement marginalisée par les programmes politiques : la pollution sonore nocturne qui affecte les habitants des quartiers touristiques et « festifs ».
Trop d’élus et d’administrations ne prennent pas au sérieux le fait que les conditions de repos des citoyens sont perturbées et leur santé gravement fragilisée en raison d’une densité importante de bars dans leur quartier ou à cause d’activités touristiques ou événementielles.
Si la consommation nocive d’alcool prétend être quelque peu traitée, les tapages et l’accaparement privatif de l’espace public pour boire, déposer des déjections ou se livrer à des dégradations sont, eux, considérés comme anodins. Leurs répercussions budgétaires sur les finances publiques sont glissées sous le tapis.
Pire, de façon sidérante, différentes villes d’Europe se structurent afin de promouvoir un nouveau dogme : celui d’une ville en action 24h/24, fondé sur une prétendue équivalence du jour et de la nuit, évidemment contredite par toutes les données médicales sérieuses, mais fortement soutenue par l’industrie de la nuit dont le lobby est puissant.
L’aveuglement des politiques publiques, en Belgique comme dans la plupart des États européens, inquiète un nombre grandissant de citoyens représentés par des associations d’habitants de mieux en mieux coordonnées entre elles, car réunies au sein du Réseau Européen « Vivre la Ville ! ».
Certes, la ville doit être animée, mais elle doit rester habitable. Le 4e congrès du Réseau Européen « Vivre la Ville ! » se tient à Bruxelles du 23 au 25 mars 2018 pour renforcer ce plaidoyer.
Le programme de ces deux journées.
L'affiche du congrès.

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Bruxelles du 19 au 25 mars 2018 : une semaine consacrée au bruit dans la cité

Mise à jour 15 mars 2018
Le colloque annuel de l'ARAU aura lieu du lundi 19 mars au vendredi 23 mars tous les soirs dans un hôtel du centre-ville sur le thème du bruit dans la ville en général, incluant par exemple le survol aérien qui est une question très sensible à Bruxelles.

Le programme de la semaine.

La newsletter de mars de l'ARAU

Le communiqué de l'ARAU :
La question du bruit en Région de Bruxelles-Capitale est de pleine actualité : un nouvel arrêté « son amplifié » entre en effet en vigueur le 21 février 2018 et une enquête publique sur le nouveau « Plan Bruit » de la Région est prévue pour cet automne. Un nouveau portail régional d’information est par ailleurs ouvert depuis décembre 2017. Des recherches récentes sur le coût sanitaire du bruit permettent de quantifier les années de vie en bonne santé perdues par les Bruxellois à cause du bruit des transports. Elles permettent également d’évaluer l’impact économique de ces effets sanitaires. A Bruxelles, le bruit des transports a induit en 2011 un coût économique de 120 millions d’euros pour la gêne et d'environ 145 millions d’euros pour les troubles du sommeil.
Malgré ces constats, on tend traditionnellement à considérer que la ville, parce qu’elle est densité, est destinée à concentrer les nuisances. Mais l’objectif de réaliser la ville durable invite à renverser cette perspective : c’est justement parce que la ville concentre de nombreuses victimes potentielles de nuisances qu’elle doit être protégée. C’est d’ailleurs cette perspective d’équité sociale qui est poursuivie par la Région dans le dossier du survol de Bruxelles.
La ville, qui est par définition coexistence, doit être habitable. Des politiques doivent donc être menées pour domestiquer les émissions et empêcher ou réduire celles qui sont évitables. Cette 49e École urbaine vise à explorer les solutions au problème des nuisances sonores en ville.
Cette 49e école urbaine se clôturera exceptionnellement le weekend pour accueillir le Congrès du réseau international « Vivre la ville ! » dont l’ARAU est membre depuis 2015 et qui est plus spécifiquement concerné par les nuisances liées aux débordements de la « ville festive ».
Tout comité de quartier intéressé par cette problématique est le bienvenu au congrès !
Le dernière séance, le vendredi 23 mars à 20h00 fera transition avec le Congrès du Réseau Européen "Vivre la Ville!" qui se déroulera les 24 et 25 mars. (le programme)

Le programme de la semaine.

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Impact et coût des nuisances sonores à Milan et Turin

La pollution sonore affecte la vie de millions de personnes avec des conséquences sérieuses pour leur santé. Selon un rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé (Burden of disease from environmental noise) "un individu sur trois est géné dans la journée et un sur cinq est dérangé dans son sommeil la nuit à cause du bruit de circulation". Le bruit est considéré non seulement comme une nuisance environnementale mais comme une menace pour la santé publique (risques de maladies cardio-vasculaires notamment). Les résultats indiquent qu'au moins un million d'années de vie sont perdues chaque année en Europe occidentale du fait des bruits de circulation.
Les sources de pollution sonore les plus communes, et donc celles qui sont le plus documentées, sont liées aux activités industrielles et à la circulation. Cependant, au cours des trois dernières décennies, les villes européennes ont été affectées par un type de pollution sonore particulier dont l'origine est les activités festives généralement situées en centre ville et due soit à la présence de centaines de personnes dans les quartiers festifs la nuit ou la musique en extérieur.
Malgré la gêne ressentie par les habitants de ces quartiers le phénomène a fait l'objet de peu de recherches. Cet article est en deux parties : tout d'abord identification des zones les plus concernées, caractéristiques des victimes du bruit, évaluation des conséquences économiques, quotidiennes et sanitaires puis résultats de mesurages sonores effectués dans des zones critiques de Milan et Turin afin de donner un fondement technique à un signalement subjectif d'une nuisance et pour apporter une évaluation chiffrée du problème.
Recreational noise Impact and costs for annoyed residents in Milan and Turin (Elisabetta Ottoza, Lorenzo Rizzi, Francesco Nastasi), Applied Acoustics

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Les événements dans l’espace public urbain : controverses, compromis et stratégies d'acceptabilité sociale

Michaël Desmet, étudiant en master en management d’événements à l'IHECS Academy, a rédigé un rapport de fin d'études intitulé : "les événements dans l’espace public urbain : controverses, compromis et stratégies d'acceptabilité sociale". Il traite tout particulièrement de la situation en Belgique mais son propos s'applique à d'autres villes européennes.

Les événements se multiplient dans l’espace public bruxellois. Ils font certes des heureux (le public, les organisateurs, les autorités ou encore les sponsors), mais aussi des mécontents : les riverains. Un peu partout des habitants réagissent contre des nuisances (principalement le bruit) qui s’imposent à eux contre leur gré, dans leur quartier. Malgré un dialogue orchestré par les organisateurs, dans le but d’assoir l’acceptabilité sociale de leur projet en application de la théorie des parties prenantes, le fossé entre riverains et organisateurs reste très grand. Deux visions de la ville s’affrontent : la ville habitée et la ville créative, animée et attractive. Le compromis entre ces mondes semble impossible. Continuer la lecture

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La Coordination Nationale No Degrado et Mala Movida a rencontré le Ministre de l'Intérieur italien

Un message de la Coordination Nationale No Degrado et Mala Movida
Le vice-président de la Coordination Nationale No Degrado et Mala Movida, Fabrizio Coniglio, a rencontré le Ministre de l'Intérieur Marco Minniti lors d'une visite institutionnelle à Venise. Il lui a remis un volumineux dossier sur l'activité de la Coordination et les problèmes liés aux dommages générés de la "mala movida" en Italie. Il a également parlé du Réseau Européen "Vivre la Ville!". C'est un événement très important pour nous qui, nous l'espérons, inaugurera un contact constructif avec le ministère de l'Intérieur. Nous sommes reconnaissants à Fabrizio qui a réussi à obtenir cette réunion avec beaucoup de difficultés.

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Quand l’Etat ne protège plus : droit à la dérogation accordé à 19 préfets, une régression vers une vision du droit révolue et frappée d’opacité

Un article des Dernières Nouvelles d’Alsace publié le 7 janvier dernier fait état d’un droit à la dérogation accordé à 19 Préfets de métropole et aux représentants de l’Etat de Mayotte, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Ce droit à la dérogation est une innovation juridique pavée de vertueuses intentions qui nous fait hardiment régresser vers une vision du droit révolue et frappée d’opacité.

Ces préfets vont pouvoir déroger, dans le cadre d’une opération-test de deux ans et dans certains cas, aux normes arrêtées par l’administration de l’Etat.
Sont concernés : le Lot, la Creuse, les six départements de la région Pays de Loire, les huit départements de la région Bourgogne-Franche-Comté, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin.

L’article détaille les conditions qui encadrent cette dérogation. Continuer la lecture

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Budapest, paradis des fêtards, enfer des riverains

Article mis à jour le 8 janvier 2018
"La nuit, mes murs vibrent à cause de la musique, et le matin, je dois souvent nettoyer du vomi sur ma voiture". Nouvelle Mecque du tourisme festif, Budapest est à son tour saisie de ras-le-bol face aux nuisances engendrées par le phénomène, comme en témoigne Dora Garai.
Avec ses dizaines de vols à bas coût quotidiens, ses pintes de bière à 1,5 euro et ses appartements à 30 euros la nuit, la capitale hongroise est devenue la nouvelle coqueluche de fêtards venus de toute l'Europe pour s'y défouler à petit budget, été comme hiver.
Au coeur de la métropole, l'ancien quartier juif s'est mué en centre névralgique de tous les excès, avec près de 800 bars, boîtes de nuit et restaurants concentrés en moins de deux kilomètres carrés. La moitié d'entre eux n'existaient pas il y a cinq ans. Continuer la lecture

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Défense en faveur du décret relatif à la diffusion de sons à un niveau sonore élevé

Depuis la loi Santé de 2016, l’article L. 1336-1 du code de la Santé publique prévoit que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé (musique amplifiée ou non, voix d’acteurs ou présentateurs par exemple), dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains.
Son décret d'application soulève un tollé de protestations de la part des professionnels visés.
Pourtant, ce décret ne recèle que des dispositions élémentaires pour donner sens à la loi, qui vise d'abord et avant tout la protection contre la surdité provoquée par les décibels excessifs.
Les associations de riverains se prononcent donc en faveur de la réglementation et appellent même à ce qu'elle se renforce pour ce qui concerne les nuisances qui sévissent dans leurs domiciles. Continuer la lecture

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A qui profite le tourisme ?

Article mis à jour le 7 novembre 2017
A Amsterdam où l’on constate une urgence largement dépassée face à l’invasion destructrice du tourisme de masse, on résume la situation en disant :« Il n’est pas midi moins cinq (11h55) : il est midi cinq (12h05) ».

Un récent article intitulé « A qui profite le Tourisme ? » et sous-titré « Foutez le camp avec vos petites valises de merde » est paru dans le journal « De Groene Amsterdamer »* : Wie profiteert er van het toerisme? Oprollen die rotkoffertjes.

Ce texte analyse pourquoi l’idée que la ville tire des avantages du boom des visiteurs n’est qu’un mythe.
En réalité le tourisme coûte davantage à Amsterdam qu’il ne lui rapporte. Continuer la lecture

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Conférence nationale de la vie nocturne - Co-construire une politique de la vie nocturne, entre fantasmes et réalités

Les 14 et 15 septembre s'est tenu la Conférence nationale de la vie nocturne à la Cité de la Mode, à Paris. Plusieurs membres des Réseaux "Vivre Paris!" et "Vivre la Ville!" y ont assisté.
Notre compte-rendu de la table ronde « Co-construire une politique de la vie nocturne, entre fantasmes et réalités ».

La table ronde réunissait un représentant de la Préfecture de Police de Paris, des élus de différentes villes d’Europe (Londres, Rotterdam, Nantes, Bordeaux), deux représentants des riverains appelant au développement de la vie nocturne (Zurich et Nantes), un membre du Réseau « Vivre la Ville ! » médecin des hôpitaux, un représentant de l’UMIH-SNEG, le chargé de mission du conseil de la nuit de Paris étant chargé de présenter les résultats d’une enquête faite par l’EFUS sur les pratiques de régulation de la nuit dans différents villes d’Europe. Continuer la lecture

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Communiqué de presse d'associations néo-calédoniennes

L'Association des Résidents de la Baie Des Citrons et de Ensemble Pour La Planète, membres du Réseau "Vivre la Ville!", combattent les nuisances sonores depuis des années. Elles ont saisi la cour administrative d'appel de Paris pour contester la décision du Tribunal Administratif de Nouméa qui a rejeté leur requête tendant à la prescription des mesures nécessaires à l'entière exécution du jugement du 17 mars 2016 qui imposait aux collectivités de légiférer contre le bruit dans un délai de 6 mois.
Devant l'impossibilité de communiquer avec les politiques locaux sur ce dossier, un communiqué de presse a été diffusé dès le mercredi 16 août 2017. Des interventions radios et télévisions locales devraient suivre.

Ces deux associations bataillent depuis des années contre ce "fléau" que sont les nuisances sonores.
- 10 ans pour tenter de convaincre les élus que ce fléau porte atteinte à la santé humaine et à celle des écosystèmes en Nouvelle-Calédonie AUSSI.
- 5 ans à négocier à l'amiable avec les collectivités qui n'ont toujours pas produit une seule ligne de réglementation officielle contre les nuisances sonores malgré l’injonction du juge.
- 3 ans de procédures judiciaires pour lesquelles les collectivités responsables combattent maintenant les associations porteuses d'une revendication légitime au lieu de les accompagner dans leur rôle sociétal.

Le Réseau "Vivre la Ville!" soutient ces deux associations dans leur combat et peut reprendre les slogans figurant en conclusion de leur communiqué de presse:

Le bruit tue !
Mais silence sur le bruit !
A qui profite ce silence ?
Doit-on faire ENCORE du bruit contre ce silence ?

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Uritrottoirs de Nantes, un gadget qui fait flop

Article mis à jour le 10 août 2017
2016 : le projet d’une startup nantaise.
Dès 2016 Presse Océan se félicitait de l’invention de l’Uritrottoir (sic : avec majuscule !) par deux designers nantais, Victor Massip et Laurent Lebot, et annonçait avec un flair infaillible :« Ça sent le succès ! »
L’opération s’était accompagnée d’un battage médiatique promotionnel retentissant dans la presse locale et nationale : on allait voir ce que l’on allait voir….
« Le bac révolutionnaire pour mettre fin aux pipis dans la rue » titrait Femme actuelle. Continuer la lecture

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New York veut mesurer et contrôler le bruit

New York se lance dans un projet de mesurage des bruits de la ville afin de mieux les contrôler. Ce projet s'intitule SONYC (Sounds Of New York City project). Une centaine de sondes vont être installées afin de capter tous les sons : circulation, klaxons, cris, musique, travaux, air conditionné… 90% des 8,5 millions New Yorkais sont exposés à des bruits excessifs, supérieurs au seuil considérés comme dangereux par l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA).
Des sondes connectées à des serveurs wifi transmettront en temps réel les informations qui seront analysées. Le but est d'objectiviser les sources de nuisances sonores afin de les réduire. Des algorithmes et le recours à l'intelligence artificielle permettent au logiciel d'identifier les sons déjà répertoriés et d'apprendre à reconnaître les "nouveaux" sons. Chaque sonde coûte environ 100$ et le coût total de l'opération qui s'étale sur 5 ans est estimé à 4,6 millions $.


Ce projet est présenté dans un article du Figaro du 24 juin : Bruyante, New York cherche à baisser le son.
La Mairie de Paris (et d'autres villes françaises) pourrait s'inspirer de ce projet pour protéger ses habitants des nuisances sonores de tous ordres.

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Nouméa rejoint le Réseau

L'Association des Résidents de la Baie des Citrons à Nouméa rejoint le Réseau Européen Vivre la Ville! Les habitants de ce quartier de Nouméa se plaignent des nuisances sonores générées par les très nombreux établissements de nuit installés sur la baie... Le président de cette association, Jacques Pignol, considère que la Baie des Citrons est "une zone de non-droit" (voir la vidéo).
Cette association existe depuis 2008. Quelques extraits d'une interview donnée le 24 juillet 2016 par son président que le Réseau peut reprendre à son actif (Les nuisances sonores pourront se régler en justice) : Continuer la lecture

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Du ramdam dans les DOM-TOM

La France métropolitaine n'est pas la seule à subir des nuisances sonores générées par les bars et autres établissements de nuit. Les DOM-TOM sont également affectés.

Dans une émission sur LTMO (Les Témoins d'Outre-Mer) deux victimes de nuisances sonores sont invitées : une habitante de La Réunion qui passe des nuits blanches à côté d’un parc qui sert de lieu de défoulement nocturne et une dame guadeloupéenne qui a des problèmes avec ses voisins. Autour de ces deux cas, l’émission cultive une double ambiguité en faisant l’éloge des Pierrots de la Nuit comme sauveurs de riverains des lieux de vie nocturne (parc à La Réunion)... mais également en les présentant comme des arbitres et donneurs de leçons pour toute personne victime de tapage (problème de voisinage à la Guadeloupe), alors qu’ils ne sont ni l’un ni l’autre. Cette émission permet aux Pierrots de la Nuit de se prévaloir d’une prétendue expertise acquise au contact des fêtards pour généraliser leur prétendue compétence auprès de toute victime de bruit de voisinage et se poser en experts absolus et souverains.
Au cours de cette émission la victime n'aura droit à la parole qu'au bout de 6'30" (sur une émission de 20 minutes) alors que la coordinatrice des Pierrots de la Nuit a immédiatement la parole et présente d’emblée cette association comme un dispositif de médiation entre les riverains et les professionnels de la nuit, ce qui n’est aucunement le cas et que nous avons toujours réfuté (voir notre analyse). Elle continue en affirmant que "il y a des choses subjectives dans le bruit" et ajoute que "on ne peut pas tout objectiver dans les mesures de bruit". Continuer la lecture

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Orléans autorisée à facturer l'état d'ivresse publique

Article mis à jour le 28 avril à 9:00
Une excellente nouvelle à diffuser dont nos élus et les services de police vont pouvoir être soulagés d’une préoccupation d’ordre financier qui pèse sur la mise en application de la loi qui régit les interventions pour ivresse publique : grâce à un arrêté municipal, Orléans devient la première ville à facturer les personnes interpellées en ivresse publique manifeste.
Alors que le tribunal administratif voulait annuler cet arrêté, la cour administrative d'appel de Nantes en a prononcé la parfaite légalité en regard des objectifs d’intérêt général qui président à la répression de l’ivresse publique (lire la décision). Continuer la lecture

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Horaires de fermeture des bars : un sujet brûlant pour les voisins des établissements

Horaires de fermetures des bars : attention au lobbying des commerces.
La question de l’horaire de fermeture des établissements dont l’activité provoque des nuisances sonores est primordiale pour leur voisinage. C’est seulement à partir de là – et après un délai plus ou moins long selon le bon-vouloir des clients mis à la porte – que le quartier prendra une ambiance sonore normale, c’est-à-dire une ambiance sonore inférieure à celle qui existe en journée (cf. mesurages Canal Saint-Martin et Butte aux Cailles).
Attention, danger : des syndicats de commerçants tels que l’UMIH, le SNEG ou des organisations assimilées telles que l’association « Culture Bar-bars » militent de plus en plus activement pour une extension des horaires d’ouverture des bars.
Ils prétextent que cela permettrait de fluidifier les sorties de bars et donc de les rendre moins bruyantes.
Continuer la lecture

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Concerts tonitruants : il arrive que la police passe, même sur le Parc de La Villette et que Justice soit rendue...

Le Zénith, tout le monde connait ses concerts branchés. Ce que tout le monde ne sait pas, c’est que depuis des années, les habitants des immeubles de La Villette en souffrent. Que depuis des années ils se démènent pour le faire comprendre à la Ville de Paris impliquée dans la situation à un double titre, puisqu’elle est à la fois partie prenante de la gestion des activités des établissements du Parc de la Villette et de celle des logements sociaux où résident les victimes. Que lesdites victimes ont essuyé l’affront de réunions hypocrites où ils ont, à l’occasion, été traités avec mépris. Qu’ils ont néanmoins pu faire constater les nuisances par des agents du Bureau d’Action contre les Nuisances de Paris : 80 à 120 décibels, la nuit. Mais que ces constats pourtant éloquents sur la gravité de la situation ont été traités avec indifférence de la part des interlocuteurs publics auxquels ils ont été transmis. Inlassablement, les riverains et au premier titre l’Association Les Riverains du Parc de la Villette, ont réitéré leurs plaintes (le jugement en mentionne 116 depuis 2004 au moins).
De son côté, le Zénith ne se sentait très puissant, au point de ne même pas finaliser l’étude d’impact exigée par le Bureau d’Action contre les Nuisances, autorité pourtant préfectorale. Aucun effort pour créer une isolation. Continuer la lecture

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Les nuits nantaises... sans les Nantais

La ville de Nantes organise une table-ronde dédiée à la conciliation des temps "ville du jour, ville de nuit" le 4 avril (voir mail d'information). Le Forum Smart City Nantes se veut un lieu de rencontre unique des acteurs des villes connectées : collectivités, entreprises publiques, entreprises privées, startups, entrepreneurs, ingénieurs, décideurs, intellectuels, responsables politiques et la nouvelle génération... mais surtout sans les habitants.
Sont invités : Luc Gwiazdzinski, géographe, Benjamin Mauduit, élu nantais à la nuit ainsi que son homologue parisien, Frédéric Hocquard, ou encore Denis Talledec, le président de Culture Bar-bars, Jean Blaise, directeur du Voyage à Nantes et enfin Claire Brisseau, gérante du bar "le chat noir"(voir la liste des participants). Une nouvelle fois les habitants sont écartés du débat. Une nouvelle fois la collusion entre les lobbies de la nuit et les municipalités nantaise et parisienne est évidente. Que de mépris pour les habitants (également électeurs et contribuables).
L’absence des représentants des habitants est-elle un simple oubli ou une volonté délibérée?

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Strasbourg devient Strasbar

Actuellement à Strasbourg, où sévit déjà la barification des cafés déjà existants (lire notre article précédent), pas une semaine ne passe sans que ne paraisse l’annonce de la création d’un nouveau bar.
Après l’annonce il y a trois semaines (DNA 26/02/2017) de l’ouverture d’un nouveau bar place d’Austerlitz en lieu et place d’un magasin d’encadrement suivie de celle, il y a quinze jours (DNA 4/03/2017) de l’ouverture d’une brasserie–bar de 1000 m² dans les locaux d’un magasin Intersport ouvrant sur la rue du 22 Novembre et la Grand’rue, et à peine lancée (DNA 11/03/2017) la promotion du « Comptoir d’Eugène » à la Krutenau, une brasserie-bar qui fait la part belle à la vente de bière et qui propose même la vente de bière à emporter en conteneur de 2,5 litres,voici l’annonce de l’ouverture prochaine d’un Icebar, bar de glace, qui devrait ouvrir ses portes en mai 2017.

La publicité faite à cette occasion se félicite du fait que Strasbourg puisse se vanter de compter dans son parc à bars un établissement où la température est maintenue à –10°, privilège jusqu’ici réservé à de vraies « grandes villes » comme Paris, Londres, Moscou, Barcelone, Amsterdam ou New-York mais encore très peu développé dans les villes de moins d’un million d’habitants.
Les clients sont rassurés : ils se feront prêter des vestes fourrées à l’entrée et la vodka servie à l’intérieur les aidera à affronter le choc thermique. Continuer la lecture

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Bonne nouvelle de Toulouse

Il s’est passé quelque chose d’important à Toulouse. Le ministère public a requis des peines contraventionnelles importantes, rappelant que conformément à la nouvelle jurisprudence de 2016 les gérants de bars étaient désormais responsables des nuisances occasionnées par les comportements de leur clientèle. Lire l'article de la Dépêche du 9 mars 2017 : Bars bruyants au centre-ville : tolérance zéro.

Cette action a pu se faire grâce à un habitant opiniâtre et courageux soutenu activement par le collectif Droit au Sommeil Toulouse : «un noyau dur qui multiplie appels à Allo Toulouse et signalements».
Vous pouvez liker leur action sur leur page Facebook

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Le Réseau WIJ Amsterdam : “Nous Amsterdam” a rejoint le Réseau Européen Vivre la Ville !

WIJ Amsterdam est un réseau de 19 collectifs qui se sont fédérés en 2016.
Ce réseau tire son nom du slogan “I Amsterdam”, lancé en 2004 pour vendre la ville d’Amsterdam comme un produit de consommation.
Comme le montre l’illustration initiale de son blog, WIJ Amsterdam a cassé le slogan “I Amsterdam” (“Moi Amsterdam“, "Je suis Amsterdam”) et l’a détourné en “NOUS Amsterdam” pour restituer aux habitants la propriété de leur ville. Continuer la lecture

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Les nuits florentines... sans les Florentins

Tout comme à Paris où les nuits sont débattues sans les Parisiens (voir l'article), les nuits florentines se font sans les Florentins. La coordination italienne, membre du Réseau Européen "Vivre la Ville !", Coordinamento Nazionale No Degrado e Mala Movida a écrit au maire de Florence, à ses collaborateurs et à tous les journaux.

Une conférence Nightlife and the City Movida (vie nocturne: stratégies et pratiques de coexistence urbaine européennes) s'est tenue à Florence les 22-23 Septembre 2016 avec la participation de la Région Toscane, la ville de Florence et la Toscane ANCI (voir le programme)
La coordination s'est réjouie de l'intérêt de la vile pour cette question importante notamment au vu des intérêts colossaux en jeu (voir l'article).
La coordination regrette que les millions de citoyens, acteurs clés dans cette dynamique, n'aient pas été représentés, et n'aient pas participé pas à des conférences soutenues par des institutions qui devraient les représenter démocratiquement.
De nombreux comités de citoyens ont pourtant travaillé pendant des années pour réaliser des améliorations radicales par rapport à l'autre face du phénomène "movida" : la dégradation sauvage et souvent destructrice tant de la santé publique que des merveilleux trésors architecturaux et historiques des villes italiennes. Continuer la lecture

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Amsterdam rejoint le Réseau Européen Vivre la Ville !

L'Association des Amis du Centre ville d’Amsterdam, VVAB (Vereniging Vrienden van de Amsterdamse Binnenstad) qui compte 3200 membres a rejoint le Réseau Européen Vivre la Ville !

Le VVAB œuvre pour la protection et la conservation des monuments* ainsi que pour la restauration de l’équilibre perdu depuis quelques années entre la population locale et le tourisme au centre ville d’Amsterdam.
Les membres de cette association sont très inquiets pour leur qualité de la vie en raison de la pression toujours grandissante du tourisme. Ils se déclarent très stimulés par le fait d’être en contact avec le Réseau Vivre la Ville ! et avec d’autres groupes de citoyens dans d’autres villes européennes qui combattent les mêmes problèmes.
Ils espèrent apprendre des autres villes et s'inspirer de leurs actions.
Ensemble on sait davantage !

* 70 000 maisons et édifices sont déclarés monuments historiques à Amsterdam

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Montpellier et la semaine de la bière

Mise à jour le 1er mars
Montpellier a eu l’honneur de voir la ville livrée à une semaine commerciale de la bière du 21 au 26 février. Justement le mois ou plusieurs capitales (Montréal et Bruxelles) ont fait la promotion d’un « mois sans alcool »

Pour bien marquer cet événement Droit au Sommeil a proposé aux habitants de célébrer cette manifestation en pastichant le logo de la BeerWeek.

L'association a mis à disposition des affichettes qui peuvent servir toute l’année et partout : affichette "bière" valable toute l'année, affichette "soft drink" valable toute l'année et affichette spéciale BeerWeek. Ces affichettes sont au format A4 mais supportent l'agrandissement.

Presse :
20 minutes du 21 février a publié un article sur cette opération : une association craint que la Beer Week transforme l’Écusson en urinoir
France Bleu a également publié un article sur son site le 23 février: Beer Week de Montpellier : les habitants demandent aux participants de ne pas uriner partout

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Le Collège des Architectes de Madrid organise des fêtes illégales sur l’espace public

Le Collège des Architectes de Madrid organise des fêtes sur l’espace public au grand dam du voisinage. Et ce, en toute impunité !
Un reportage de Telemadrid dénonce le caractère illégal des pratiques du Collège des Architectes de Madrid.
Les riverains de Chueca et les Ecologistes en Action dénoncent devant la chaîne de télévision TéleMadrid la façon dont le Collège des Architectes de Madrid célèbre systématiquement des fêtes illégales et des évènements commerciaux de toutes sortes à son siège de la rue Hortaleza, occupant même l’espace public du Jardin central du complexe architectural « las Escuelas pias » de San Anton. (lire l'article)
La Ville de Madrid a confirmé à Telemadrid que le Collège des Architectes de Madrid (COAM) n’a pas de licence pour ces manifestations, et pourtant elle les tolère en détournant la tête.
Ces manifestations – qui représentent un bénéfice évident pour le COAM – causent habituellement de graves problèmes pour le fonctionnement normal de la vie dans le quartier de Chueca : occupation des trottoirs, problèmes de bruit… en plus de l’aspect illégal qui consiste à occuper à des fins lucratives un espace concédé à titre provisoire où seules des manifestations corporatives ou éducatives/culturelles sont autorisées.
Avec ces procédés, l’institution des architectes compromet gravement sa crédibilité en tant qu’entité garante de la légalité urbanistique et architecturale dans la cité.
Ce qui ne manque pas de choquer quand on lit ses attaques dénonçant l’urbanisation illégale ou parlant de durabilité, d’intrusion professionnelle, d’écologie ou de respect des droits, pour mentionner quelques thèmes de son argumentaire.

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Qu’y a-t-il de commun entre Bergame et Nantes ?

BERGAME
A Bergame, en Lombardie, l’association de riverains « Residenti Borgo Santa Caterina » est devenue « Comitato Residenti e Commercianti di Borgo Santa Caterina »*
En effet, en décembre dernier, cette association a recueilli l’adhésion de 64 commerçants, gérants de commerces de proximité (alimentation, vêtements, technologie, etc…) qui font vivre leur quartier de jour et subissent eux aussi la saleté et les dégradations dues à l’activité nocturne (vomi, urine, gobelets, bouteilles abandonnées, tessons de verre brisés, etc…).
Une alliance qui lui semble positive.
Dans une petite ville comme Bergame, il est relativement facile d’impliquer les personnes. Le quartier dispose par ailleurs d'un centre culturel dont le Comito est partenaire. Ils organisent donc ensemble de petits évènements culturels : lectures, théâtre, petits concerts de musique classique, rencontres sur les thèmes de l’artisanat, de l’histoire du quartier, des joyaux artistiques de la ville. Ils le font sur les lieux des sorties nocturnes, le vendredi et le samedi, en impliquant un certain nombre de citoyens et finalement les établissements de nuit finissent par se retrouver assez isolés. Continuer la lecture

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Comment l'Islande a vaincu la drogue et l’alcool chez les jeunes

Voici comment l'Islande a vaincu la drogue et l’alcool chez les jeunes. Malheureusement personne ne veut l'imiter.
Traduction d'un article en italien de Sonia Montrella : Così l'Islanda ha sconfitto droga e alcol tra i giovani. Ma nessuno vuole imitarla

En seulement vingt ans l'Islande a réussi une entreprise titanesque : libérer ses adolescents de la dépendance à l’alcool et aux drogues et les transformer en personnes en bonne santé. Une espèce de miracle si l’on considère, chiffres à l’appui, que les adolescents habitués aux « cuites » y sont passés de 48% en 1998 à 5 % en 2016.
En fait, non seulement ils se sont débarrassés du record qui les plaçait parmi les plus grands consommateurs d'alcool et drogue en Europe, mais aujourd'hui ce sont les adolescents les plus « propres », comme il ressort d’une étude publiée par Mosaic Science (en anglais)
Comment est-on arrivé à un tel résultat ? Avec un bon dosage d’interdictions, une implication totale dans les activités sportives et créatives, un rapport étroit entre parents et école et même un couvre-feu. Continuer la lecture

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Madrid : des pâtisseries / bars / restaurants

À Madrid, des dizaines de bars et des restaurants du centre de Madrid ouvrent sous le nom de « pâtisseries »

Decenas de bares y restarantes del centro abren como pastelerías - El País - 31 janvier 2017

« Des dizaines de bars et des restaurants du centre de Madrid détournent la législation en ouvrant leurs portes dans la catégorie des « pâtisseries avec bar à dégustation".

Le journal a localisé au centre de la ville une quinzaine d’établissements qui ont des autorisations d’installation en tant que « pâtisseries » ou « glaciers », mais en pratique ces établissements offrent peu ou prou les services des bars et des restaurants .

Le Conseil municipal de la capitale et les entrepreneurs admettent l'usage étendu de ce subterfuge dans des zones où l'ouverture des commerces hôteliers est restreinte en raison de l'énorme saturation qui existe déjà.
En 2012, le Conseil municipal a approuvé la création d'une zone de protection acoustique spéciale (ZPAE) au Centre ville pour empêcher l’ouverture de nouveaux locaux .
Mais, avec ce tour de passe-passe, les propriétaires passent par-dessus-la loi. »

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L’organisme ne s’habitue pas au bruit !

Un colloque était organisé le mardi 13 décembre 2016 à la faculté de médecine Pierre et Marie Curie, sur le site de la Pitié Salpetrière, sur le thème suivant : les conséquences du bruit sur les enfants et les adolescents et leur coût pour la société. (le programme)
Une certitude : l'organisme ne s’habitue pas au bruit !
Deux membres du Réseau "Vivre Paris!", Nathalie Kerloc’h (AAbV) et Dr Paul Wiener (5e), ont participé à ce colloque. Ils ont rédigé ce compte-rendu. Continuer la lecture

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Alcoolisation des jeunes : la société espagnole mise au pied du mur

Le quotidien espagnol El Mundo vient de publier un article intitulé : « Un demi-million de mineurs s’est enivré au cours du dernier mois ».

Cet article situe bien le contexte du problème de l’alcoolisation en Espagne à un moment où la Fondation d’Aide contre la Toxicomanie (FAD) met la dernière main à un plan d’action destiné à freiner la consommation d’alcool chez les jeunes mineurs espagnols.
La Fondation en appelle à l’ensemble de la société pour que « s’enivrer cesse d’être un phénomène culturel en Espagne ».
Elle alerte la société espagnole et l’invite à aller au fond des choses : « Le problème de l'alcool chez des mineurs consiste en ce que nous ne voyons pas que c'est notre problème : faisons-nous quelque chose ? "
Il a fallu la mort d’une fille de 12 ans par coma ethylique à San Martín de la Vega ( Madrid) en octobre dernier suite à un « botellón »* pour qu’une prise de conscience soit possible dans un pays où « se bourrer la gueule » est considéré comme une injonction sociale.
Début novembre deux mineures de Pontevedra âgées de 12 et 13 ans ont été hospitalisées en raison d’une intoxication alcoolique. (voir article)
Puis fin novembre, c’est une fille de 13 ans qui a été soignée pour coma éthylique à Leganès (Madrid). (voir article)
On ne peut plus continuer à se voiler la face, à se taire et à faire comme si de rien n’était lorsque l’on voit des jeunes boire de l’alcool sur la voie publique. Continuer la lecture

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Enquête sur l’impossible "règle de l’antériorité" *

Nous vous en avions déjà parlé (voir article antérieur), mais en 2016 encore, les discussions autour des nuisances nocturnes ont ramené à la surface le serpent de mer de « la règle de l’antériorité ». Une telle règle est appelée de leurs vœux par certains afin, grosso modo, d’empêcher les riverains de se plaindre des nuisances pour peu qu’ils se soient installés après l’établissement causant ces nuisances. RVP a décidé d’enquêter pour savoir s’il y aurait matière à s’inquiéter. Continuer la lecture

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"Uritrottoirs" : une supercherie qui veut faire passer pour une innovation des comportements régressifs parfaitement cyniques

Jusqu'à présent uriner sur la voie publique a été considéré comme une contravention passible d'une amende d'un montant de 68€ selon le site territorial.fr.
Désormais c'est avec les encouragements des pouvoirs publics que les contrevenants pourront se soulager en public, si l’on en croit un article de Femme Actuelle.
Au nom d’une justification durable bobo-écolo - qui donne bonne conscience - on vient en effet de réinventer les toilettes sèches pour en proposer une version décomplexée : le pissoir à ciel ouvert pour hommes.
Afin de donner de la poésie à la chose ce pissoir est doté d’un bac à fleurs qui pourra d’ailleurs servir de dépotoir, de cendrier, d’essuie main et de vomitorium.
Chacune de ces commodités va coûter 3000€ au contribuable. Sans compter les frais de fonctionnement et de maintenance… une manne pour les sociétés bénéficiaires. Continuer la lecture

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La "barification" des cafés

Dans certaines villes de France, le café est en train d’être prohibé à certaines heures ou rendu prohibitif par son prix dans une optique de rentabilité par l’alcool.
Ainsi à Strasbourg, dans deux cafés de la place d’Austerlitz à Strasbourg, il n’est désormais plus possible de commander… des cafés après 17h. Une politique commerciale qui vise à « changer de clientèle », comme le signale cet article de Rue89 : Place d’Austerlitz, quand les cafés ne servent plus de cafés…

A Draguignan un maître de conférence spécialiste du droit à l’université de Toulouse, Malik Boumediene, qui s’est vu refuser un café en terrasse après 17h, décide de ne pas en rester là. Il porte plainte et alerte la Préfecture du Var. La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) procède alors à un contrôle dans ledit bistrot de la place Cassin et rappelle au professionnel les règles en vigueur : "En l’occurrence, un bistrotier ne peut pas refuser de servir une boisson chaude inscrite sur la carte, à un client. Sauf cas exceptionnel, bien sûr, comme une panne de machine". En cas de non-respect répété, suite à un premier contrôle, "le professionnel peut être verbalisé avec une contravention de 5e classe de 1.500 euros." (voir l'article de Var-Matin)

A Toulon, un restaurateur, souhaitant développer un bar à cocktails dans son établissement, la Brasserie La Réale, a décidé de ne plus en servir dès 17h. La décision a été mal accueillie par ses clients, notamment l'une d'entre eux qui a déposé une plainte, attirant l'attention de la répression des fraudes. L'administration rappelle à cet établissement qu'il n'a pas le droit de refuser de vendre du café, ce qui pousse le restaurateur à vendre son petit noir 50 euros. Puis se ravisant, à 10 euros ! (voir l'article de Var-Matin).

Moins de café, plus d’alcool, plus de profit sur la marge, plus de débit, et aussi souvent plus de bruit pour le voisinage.

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Le rejet du "tout festif" s'installe en Espagne

Article mis à jour le 25 juillet 2016
L'Adjoint à la Maire de Paris en charge du tourisme, Jean-François Martins, s'est livré devant les caméras d'une de nos chaines de télévision à un plaidoyer vibrant en faveur de l'EURO 2016 et de ses retombées économiques sur la Ville de Paris. En additionnant allègrement les choux et les carottes, en omettant de dire ce qu'ont coûté à la Ville et à l’État les milliers d'hommes/jours consacrés à la sécurité et à l’évacuation de centaines de tonnes de déchets, il en a conclu que Paris mérite bien son étiquette de "ville festive".
De quoi nous renforcer dans notre opinion qu'il faut désormais agir avec une détermination renforcée pour que Paris soit recherchée et appréciée pour son romantisme et pour les qualités qui en ont fait la ville-lumière dans les domaines de l'art, de la culture et de la création et non pour son aptitude à être un Luna-park où l'alcool règne en maitre dans des bacchanales nocturnes. Continuer la lecture

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Les faux nez du lobby de l'alcool

Suite au rapport de la Cour des comptes sur les politiques de lutte contre les consommations nocives d'alcool, France 5 consacré une partie de son magazine de la santé au lobby de l'alcool.
Après un bref commentaire sur le rapport de la Cour des comptes, on y explique comment le lobby des alcooliers investit le champ de l’étude scientifique et de la prévention pour les orienter et crée des structures spécifiques comme :
- l'Institut Scientifique de Recherche sur les Boissons (IREB). Derrière ce titre ronflant ("scientifique" et "recherche") on trouve un groupe de pression financé à 100% par les alcooliers qui se donne les apparences d’un organe de santé publique. Continuer la lecture

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Rapport accablant de la Cour des comptes sur l'action publique en matière d'alcool

La Cour des comptes étrille l'action publique en matière de consommation d'alcool dans un rapport accablant publié le 13 juin 2016 : Les politiques de lutte contre les consommations nocives d'alcool. Elle relève un nombre très élevé de dysfonctionnements dans le cadre de la lutte contre les consommations excessives d'alcool. Dans son communiqué de presse la Cour des Comptes indique que "la coordination entre les acteurs publics est inaboutie".

En conclusion de son rapport, la Cour des comptes formule une série de propositions, censées améliorer quelque peu l'action publique. Continuer la lecture

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Tranquillité du voisinage : une petite révolution juridique ?

cour_cassationSuite à un arrêt de la Cour de Cassation, une petite révolution juridique est en cours et elle nous avantage.
Il sera désormais beaucoup plus aisé de poursuivre un établissement dans la terrasse nuit à la tranquillité du voisinage.
« Jusqu'à présent, les bruits que fait la clientèle étaient, considérés comme "rattachables" à l'activité professionnelle du restaurateur. Un restaurateur ne pouvait donc être poursuivi pour ces bruits que sur le fondement de l'article R.1334-32 du code de la santé publique. Celui-ci impose d'avoir un sonomètre qui mesure, chez la personne gênée, l'émergence globale, c'est-à-dire la différence entre le niveau de bruit ambiant, comportant le bruit particulier en cause, et le niveau du bruit résiduel.
Dans un arrêt en date du 8 mars 2016, la Cour de cassation dit que les bruits que font les clients sont des "bruits de comportement", même s'ils ont pour origine une activité professionnelle.
En tant que tels, ils relèvent de l'article R 1337-7 du code de la santé publique et leur constat ne nécessite pas de mesure d'émergence acoustique.
La solution trouvée par la Cour de cassation est donc favorable aux victimes, puisqu'elle permet de verbaliser sans sonomètre, à l'oreille. » Elle permet de poursuivre plus facilement un restaurateur qui tolère du bruit sur sa terrasse.
Rafaele Rivais, journaliste au Monde, analyse cet arrêt sur son blog : Le restaurant, les fêtards et les « bruits de comportement »

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Bruxelles et les conséquences catastrophiques de la monoactivité des bars

L'ARAU est un comité d'habitants actif à Bruxelles depuis une quarantaine d'années. Depuis quelques années, à la demande de groupes d'habitants du centre-ville, il se penche sur le thème des nuisances sonores urbaines (vie nocturne, concerts en plein air, bruit de la circulation).
L'ARAU a publié une analyse sur un quartier de Bruxelles livré à la monoactivité des bars et restaurants et au titre qui cerne clairement les enjeux : Quartier Saint-Géry : habitants non admis ?. Cette analyse fort bien documentée a 4 ans mais elle est toujours d'actualité. Aix-en-Provence, Toulouse, Barcelone, Nantes, Lisbonne, Naples, Paris, Strasbourg, Bruxelles... Les problématiques sont les mêmes. La monoactivité des bars et restaurants* et les nuisances qu'elle entraine (privatisation de l'espace public, nuisances sonores...) rende des quartiers entiers invivables.
Lire également une analyse très documentée sur l'évolution urbanistique du quartier Saint-Géry.
*appelé "horeca" dans l'article (hôtels-restaurants-cafés)

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Quais de l'Ill à Strasbourg : futurs quais de la soif ?

Strasbourg_quaisUn courrier des lecteurs des Dernières Nouvelles d'Alsace (paru le 16/02/2016) exprime le point de vue d’un collectif de riverains du quartier de la Krutenau (Strasbourg centre).
Ceux-ci s’inquiètent des conséquences d‘une « fête » de plus en plus dominée par l’alcool et la violence, s’interrogent sur la possibilité, à terme, pour la Ville d’arriver à maîtriser la situation dans un contexte de moyens revus à la baisse, s’alarment du départ des familles qui déclarent forfait et partent vers des quartiers « vivables », et craignent que l’aménagement des berges Sud de l’Ill ne vienne aggraver une situation déjà critique en ouvrant la voie à la multiplication des bars et établissement de nuit.

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Lyon : les quais du Rhône ou les quais de la Soif ?

Lyon CityCrunch annonce clairement la couleur dans un article : Vous êtes en virée entre potes, direction les Berges du Rhône
Les Quais de la Soif règnent en maitre sur la nuit Lyonnaise. L’alignement des bar-péniches au niveau du quai Augagneur ouvre un large champ des possibles. De la péniche électro, au paquebot étudiant, en passant par le vieux rafiot croulant sous les bouteilles de rhum, vous êtes sûr de trouver votre bonheur. On passe d’une embarcation à l’autre en étant un peu moins net à chaque fois. L’été, la fête s’étend sur les pelouses et les gradins avoisinant dans une sorte d’apéro géant. Les riverains râlent mais les fêtards adorent. Continuer la lecture

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Projet de loi santé : peut mieux faire

Assemblée NationaleLe projet de loi de modernisation de notre système de santé est en discussion au parlement (lire le rapport complet).

L'article 11ter nous intéresse tout particulièrement. Il prévoit que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé, dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains.
Et puis plus rien sur les riverains et tout spécialement sur les riverains exposés à des nuisances provenant de la voie publique. Continuer la lecture

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Le Réseau "Vivre la Ville!" reçu par la Direction Centrale de la Sécurité Publique

ministere_interieurQuatre membres du Réseau "Vivre la Ville!" représentant des associations de Nantes, Paris et Strasbourg ont rencontré le 19 novembre le Directeur Central de la Sécurité Publique au ministère de l'Intérieur.
Ce rendez-vous, pris de longue date, a été maintenu malgré les attaques tragiques que le pays a subies. Nous en remercions nos interlocuteurs.

Les enseignements principaux de cette réunion :
Nous avons été invités à nous tourner :

- vers nos interlocuteurs locaux et particulièrement les mairies, par le biais de pétitions notamment, car elles ont sur l'ensemble du territoire des pouvoirs de police. De plus elles sont préoccupées de satisfaire leurs électeurs. Les maires ne sont pas soumis à une autorité nationale et leur action ne peut finalement être contrainte que par le biais d'actions en justice mettant en cause leur responsabilité.
- vers nos commissariats, car la police nationale a aussi des pouvoirs pour constater les mêmes infractions.

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Les conséquences des bruits nocturnes sur la santé

Bruit_oreilleLe grand direct de Thomas Joubert (Europe 1) a consacré une partie de son émission du 9 novembre aux conséquences du bruit nocturne sur le sommeil et sur la santé. Mme Fanny Mietlicki, Directrice de Bruitparif, répondait aux questions du journaliste.
Cette émission mentionne les bruits proches des aéroports mais la problématique est la même dans les centres-villes où l'origine des bruits est différente mais les conséquences sont les mêmes.
La liste des troubles générés par le manque de sommeil ou un sommeil de mauvaise qualité est longue :
- diminution de la bonne santé
- risques cardio-vasculaires accrus
- retard d'apprentissage chez les enfants
- hypertension artérielle (et donc risque d'infarctus)
- fatigue accrue pouvait entrainer des difficultés de concentration au travail, de l'absentéisme, des accidents du travail ou sur la route

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Mensonges sur "l'antériorité" pour éviter la possible réforme de la gestion des nuisances sonores nocturnes

L’antériorité est l'un de ces serpents de mer qui menacent la protection des riverains contre les nuisances nocturnes liées au développement de l’économie de la nuit. Elle est aujourd’hui appelée pour justifier l’abandon aux nuisances de quartiers prétendument festifs, alors qu’il faudrait réformer la gestion de ces nuisances avec de nouveaux outils offerts par les technologies, qui permettraient d’optimiser l’action des autorités publiques.

Essayons d’y voir clair. Continuer la lecture

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Les Réseaux “Vivre Paris!" et “Vivre la Ville!" écrivent au Ministre des Affaires étrangères

Laurent FabiusMonsieur le Ministre,

Un rapport inquiétant intitulé Pôle d’excellence touristique : 22 mesures pour faire de la vie nocturne un facteur d’attractivité à l’international a été publié sur le site du ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

Les auteurs en sont Renaud Barillet (fondateur et directeur de la Bellevilloise), Frantz Steinbach (fondateur des Pierrots de la Nuit), Solène Clappe-Corfa (administratrice des Pierrots de la Nuit) et Michel Durrieu (responsable du pôle tourisme de la direction des entreprises et de l'économie internationale au sein du MAEDI).

Partial, partisan et tronqué, tels pourraient être les adjectifs qui caractérisent le contenu du rapport rédigé sur commande du MAEDI. Continuer la lecture

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Une feuille de route qui mène droit dans le mur

Nous découvrons avec stupéfaction, sur le site officiel du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI), un document, dont la date de rédaction n'est pas précisée, qui présente 22 MESURES POUR FAIRE DE LA VIE NOCTURNE UN FACTEUR D’ATTRACTIVITE TOURISTIQUE A L’INTERNATIONAL

Cette « feuille de route finalisée » vise à un développement de l’activité nocturne festive dans une optique libérale décomplexée et exclusivement mercantile. Elle est signée :
Fédérateurs : Renaud Barillet, Frantz Steinbach
Coordination : Michel Durrieu
Rédaction : Emilie Babut, Solène Clappe-Corfa

Clairement, il n’est aucunement choquant que des positions sur la perspectives de développement économique s’expriment publiquement. Mais la publication de telles positions par un ministère en tant que « rapport » est, elle, particulièrement choquante quand l’action lobbyiste avance masquée pour entrer en contradiction totale avec la législation, la politique de santé publique et la construction d'une société durable. Continuer la lecture

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AGI-SON sourd aux arguments de BruitParif et de l'ORS (IdF)

Bruitparif et l'Observatoire Régional de Santé (ORS) d'Île-de-France viennent de publier lettre ouverte, en réaction aux déclarations d'AGI-SON dans le cadre de l'examen par le Parlement du projet de loi de santé et notamment de l'amendement n°AS 1656 stipulant que "les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé, dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert sont exercées de façon à protéger l’audition du public et la santé des riverains."

Les auteurs de cette lettre ouverte ont jugé nécessaire de faire une mise au point sur le contenu de l’étude Bruitparif/ORS IdF 2015, citée par AGI-SON dans ses déclarations, afin d’éviter tout risque de mauvaise interprétation.

Voir aussi la page Actualités du site de Bruitparif

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22 mesures pour faire de la vie nocturne un enfer

Paris est la première destination touristique mondiale. Mais cela ne suffit pas au MAEDI (ministère des Affaires étrangères et du Développement international) qui a commandé un rapport afin de "développer et promouvoir la vie nocturne française". Le titre du rapport : 22 mesures pour faire de la vie nocturne un facteur d’attractivité touristique à l’international. Ou 22 mesures pour rendre les villes invivables la nuit?

Petit florilège de ce rapport qui "n’engage que ses auteurs" et qui "fera l’objet d’un examen par le Ministre". Il est cependant publié sur le site du MAEDI, ce qui lui confère un certain poids. Or, il s’appuie sur des données partiales et ouvre des perspectives inacceptables.

"La concurrence d’autres capitales nationales ou régionales comme Berlin, Londres ou Barcelone, qui ont développé des stratégies de communication offensives sur le thème de la nuit, est très forte. Se décrivant comme « des villes qui ne dorment jamais », accueillantes et ouvertes sur le monde, elles sont des destinations privilégiées de touristes européens dès le vendredi soir."
L'objectif est, en réalité, de faire de Paris en priorité, une ville qui ne dort jamais, c'est-à-dire une ville dont les habitants ne dorment jamais. Pour mémoire, M. Le Ministre, le sommeil est un besoin et la privation de sommeil est un mode de torture très efficace. Est-ce bien ce que vous souhaitez infliger aux Parisiens et, dans la logique du rapport, aux habitants de bien d’autres villes françaises ? Continuer la lecture

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A vendre : nuit parisienne. S'adresser au ministère des Affaires étrangères.

Nuit à vendreUn rapport inquiétant sur la vie nocturne à Paris publié sur le site du ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

Les auteurs en sont Renaud Barillet (fondateur et directeur de la Bellevilloise), Frantz Steinbach (fondateur des Pierrots de la Nuit), Solène Clappe-Corfa (administratrice des Pierrots de la Nuit) et Michel Durrieu (responsable du pôle tourisme de la direction des entreprises et de l'économie internationale au sein du MAEDI).

Partial, partisan et tronqué, tels pourraient être les adjectifs qui caractérisent le contenu du rapport rédigé sur commande du Ministre des Affaires étrangères, et intitulé « Pôle d’excellence touristique : 22 mesures pour faire de la vie nocturne un facteur d’attractivité à l’international ».

Nous nous sommes en effet procuré ce pensum à la gloire des fêtes nocturnes en France mais surtout à Paris, rédigées par des experts dont nous avions révélé qu’ils comprenaient des industriels de la nuit et les représentants de l'AMUON, cette association qui emploie les "Pierrots de la Nuit". Continuer la lecture

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La charte de Culture Bars-Bars : une farce

Stp au bruit"Différentes villes de France, dont Paris et Nantes, visent à promouvoir l’action d’une association dénommée "Culture Bars-Bars", qui est présentée comme la structure qui permettrait le mieux de fédérer les petits établissements qui échappent à l’emprise des grands syndicats des professionnels de l’économie de la nuit. Ce, aux côtés de l’action des "Pierrots de la Nuit" qui se développe sous l’égide de l’AMUON, autre association promue par la Ville de Paris.
L’idée de fédérer ce qui ne l’est pas encore parait intelligente.
Mais quand on voit s’ajouter aux aberrations des "Pierrots de la Nuit" (voir notre article précédent), la farce de la charte créée par la nouvelle gouvernance de "Culture Bars-Bars", on se dit que les dés sont pipés, que les villes qui promeuvent ces associations subventionnées sur les impôts de chacun, et donc également des victimes des nuisances, font entrer par la fenêtre le loup auquel elles prétendent fermer la porte. Continuer la lecture

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L'alcoolisation massive et ses conséquences

De plus en plus de Français se disent gênés par les comportements liés à la consommation excessive d'alcool selon une étude mentionnée dans un reportage sur France 2 du 23 juillet 2015 : nuisances sonores nocturnes, dégradations sur la voie publique, agressions, bagarres et déchets de toutes sortes...

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Au centre de Toulouse, "les nuits sont devenues infernales"

toulouse_bruitRaimon Noël, membre fondateur de l'association Bien Vivre Toulouse Centre a donné une interview à la Dépêche : En ville, les nuits sont devenues infernales.
Le but de cette association est la tranquillité et la sécurité des riverains. Elle vient de rejoindre le Réseau "Vivre la Ville!".
L'objectif de cette association est simple et est le même que pour toutes les associations membres du Réseau : "dire stop aux incivilités", (re)"donner au centre-ville la sécurité et la tranquillité méritées par chacun et chacune", reprendre l'espace public accaparés par certains établissements peu scrupuleux, "apaiser la ville", "réduire le désordre en centre-ville pour un vrai vivre ensemble".
Certains commentaires publiés sont le site de la Dépêche sont les mêmes qu'à Strasbourg, Paris, Lisbonne... : "déménagez, partez à la campagne..." Ce serait à celui qui est gêné de partir afin que le gêneur puise continuer à sévir ? Etrange conception de la société.

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