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Communiqué de presse : Madrid, 25-26 mars, 3e conférence du Réseau Européen « Vivre la Ville » !

Tambour battant, les lobbies de l’économie de la nuit mènent une offensive sans précédent pour tenter d’asseoir leur domination sur la détermination des règles de la vie nocturne. Ils réclament une libéralisation de leurs horaires d’ouverture et l’appropriation de la voie publique. Ils se présentent comme les libérateurs de nouvelles pratiques festives et les bienfaiteurs du tourisme de masse. La compatibilité avec la vie des habitants des sites concernés ? Ce n’est pas leur problème. Ce serait aux habitants de s’accoutumer ou de déménager.
Les 25 et 26 mars prochains, des associations locales d’habitants de 7 pays d’Europe, dont une cinquantaine d’associations françaises seront représentées à Madrid pour justifier de leur profonde inquiétude face à la dégradation de la qualité de vie provoquée par le développement de nouvelles pratiques d’une soi-disant festivité nocturne et du tourisme de masse.

Nous, membres du Réseau Européen « Vivre la Ville » !, avons une autre conception du développement durable de nos quartiers et de nos centres-villes, dont nous ne voulons pas être sournoisement chassés.
Nous dénonçons la puissance des lobbies et la faiblesse des politiques publiques pour faire respecter notre droit fondamental à la tranquillité dans nos domiciles et pour protéger ceux qui, dans un monde dur et angoissant, se laissent entraîner par les sirènes de la fête alcoolisée.

Les nouvelles pratiques festives que l’on voudrait faire passer pour normales sont notoirement destructrices de la santé de ceux qui s’y adonnent et des habitants qui en subissent les retombées dans leurs vies privée et professionnelle :
– Les rapports officiels s’empilent pour démontrer que l’hyper-alcoolisation a resurgi au 21e siècle
– Les études médicales s’accumulent pour prouver que l’organisme de l’animal diurne qu’est l’Homme ne s’habitue pas au bruit et pâtit gravement des troubles du sommeil.

Le tourisme de masse et les nouvelles pratiques festives se développent à rebours de l’objectif de développement durable que nos élus affichent pourtant comme une priorité :
– La banalisation des comportements antisociaux fait le lit de différents communautarismes (jeunes, vieux, gays, fêtards non chargés de familles, familles avec enfants au domicile…).
– Les quartiers rendus inhabitables sont désertés ou transformés en parcs d’attraction dont la mode ne durera qu’un temps.
– Dépenses de santé et frais d’entretien des sites concernés coûtent à la collectivité toute entière.

Nous, Associations du Réseau Européen « Vivre la Ville » !, en notre qualité de membre du Réseau Européen « Vivre la Ville » ! :
• exigeons que nos propositions soient étudiées sérieusement par nos élus et les autorités de police nationale,
• attendons que les candidats aux élections Présidentielle et à l’Assemblée Nationale répondent au questionnaire que nous leur adressons,
• demandons aux ministères de l’Intérieur, de la Justice, de la Santé ainsi que de l’Environnement d’entreprendre une action cohérente et concertée.

Version pdf

Le Réseau Européen Vivre la Ville se réunit à Madrid les 25 et 26 mars

Le Réseau Européen « Vivre la Ville » ! organise ses 3èmes rencontres internationales les 25 et 26 mars à Madrid.
La liste des points qui seront abordés par les ateliers de travail du samedi (le programme détaillé en pdf) :

1. Cadre légal et relations avec les institutions :
– Amélioration du cadre légal… Mairies, Etat, Europe…
– Amélioration du fonctionnement des collectivités locales et plus grande agilité pour répondre aux problèmes
– Nécessité de mettre en place des modèles d’observatoires urbains pour la gestion des centres historiques

2. Gestion urbaine des centres historiques :
– Manque d’équipements et de services publics pour les résidents des centres historiques.
– Problème de démographie dans les quartiers historiques, surtout à cause du vieillissement de la population qui y réside.
– Réhabilitation des centres historiques et conservation du patrimoine architectural et culturel.
– Modèle d’usages urbains propre aux centres historiques.

3. Loisirs nocturnes dans nos quartiers : problèmes et solutions :
– Bruit causé par les loisirs nocturnes.
– Invasion/privatisation de l’espace public : occupation débridée de l’espace public pour les terrasses et autres activités commerciales.

4. Nouvelles menaces qui remettent en cause l’avenir et la survie des centres historiques :
– Gentrification de nos quartiers (problèmes de logement).
– « Touristification » des centres ville (pression des logements à but touristique).

5. Problèmes de mobilité dans les centres des villes :
– Problèmes liés à la mobilité, et gestion du service de livraisons dans les centres historiques.

6. Comment les associations et les collectifs citoyens peuvent-ils s’organiser pour mieux défendre leurs quartiers ?
– Participation citoyenne plus forte et plus organisée.
– Modèles de luttes et exposition des problèmes.
– Comment organiser pour le futur « Vivre la Ville » ! et aussi le collectif des associations qui vont se réunir à Madrid ?
– Les pressions exercées contre le mouvement associatif du Réseau Européen « Vivre la Ville » !

Tous les documents sur la page Madrid 2017

Questions aux candidats à l’élection présidentielle

Le Réseau Européen « Vivre la Ville ! », qui regroupe une trentaine d’associations européennes dans 7 pays, 6 associations nationales, une vingtaine d’associations en régions et une trentaine d’associations parisiennes, est la voix de centaines de milliers d’habitants de centre-ville, victimes des nuisances sonores nocturnes et des entraves à la circulation sur l’espace public.
Les nuisances sonores nocturnes sont générées par des établissements (cafés et bars essentiellement) dont les gestionnaires sont peu soucieux de l’environnement dans lequel ils exercent leur activité : non gestion de leur clientèle se répandant sur l’espace public, musique amplifiée dans des locaux inadaptés…
Les entraves à la circulation sur l’espace public sont dues au non respect de la réglementation par des cafés, bars et restaurants dont les terrasses excédent largement les dimensions autorisées, voire à des droits de terrasse accordés abusivement.

Le Réseau Européen « Vivre la Ville ! » prône un modèle de ville durable dans lequel les établissements respectueux de leur environnement peuvent prospérer et dans lequel les habitants peuvent circuler sans entrave de jour et se reposer la nuit.

Le Réseau Européen « Vivre la Ville ! » est opposé au « tout tourisme » qui déstabilise le marché locatif et qui modifie l’équilibre sociologique de la ville comme le montrent les exemples de Paris, Amsterdam, Barcelone, Lisbonne et de nombreuses villes italiennes.

Le Réseau « Vivre la Ville! » est également opposé au « tout festif » qui est encouragé par certains élus, modèle qui rend la ville invivable pour ses habitants comme le montrent les exemples de Strasbourg, Montpellier, Toulouse, Barcelone, Lisbonne et de nombreuses villes italiennes.

Le Réseau souhaite sensibiliser les différents candidats à l’élection présidentielle et recueillir leurs positions sur la problématique d’une ville durable pour ses habitants. Il vous invite à répondre aux questions aux candidats à l’élection présidentielle.

Le Réseau a reçu la réponse de Nicolas Dupont-Aignan, député-maire de Yerres (94) et président de Debout la France.

Espagne : la médiatrice appelle à un contrôle strict du bruit des bars et restaurants

En Espagne la médiatrice encourage les municipalités à exercer un « contrôle strict » du bruit des bars et restaurants, à accélérer le traitement des actions et à adopter des mesures urgentes. La Médiatrice, Soledad Becerril, a présenté son rapport annuel pour 2016, devant les députés fin février. Le rapport indique que les plaintes pour nuisances sonores reçues étaient plus fréquentes et souligne « un ralentissement des performances » de l’Administration.

Selon la médiatrice, le gouvernement a lancé de nombreuses procédures contre les infractions au niveau local, mais sans mettre fin à la pollution sonore, et sans résoudre le problème de manière efficace. Il semble nécessaire que l’administration accélère le traitement de ces cas et prendre des mesures urgentes provisoires avec une meilleure coordination entre les ministères compétents en matière d’environnement et de planification.

À cet égard, la médiatrice encourage les municipalités à « exercer effectivement leurs pouvoirs« , pour surveiller la conformité des licences accordées, non seulement en termes de bruit, mais aussi la capacité ou les heures d’ouverture et de fermeture, et à exercer un « contrôle strict » pour veiller à ce que l’établissement, même muni d’une licence, ne provoque pas de nuisances pour les riverains.

Lire l’article : El defensor del pueblo pide un “control estricto” del ruido de bares y restaurantes publié sur le site ecodiaros.es.

Les nuits nantaises… sans les Nantais

La ville de Nantes organise une table-ronde dédiée à la conciliation des temps « ville du jour, ville de nuit » le 4 avril (voir mail d’information). Le Forum Smart City Nantes se veut un lieu de rencontre unique des acteurs des villes connectées : collectivités, entreprises publiques, entreprises privées, startups, entrepreneurs, ingénieurs, décideurs, intellectuels, responsables politiques et la nouvelle génération… mais surtout sans les habitants.
Sont invités : Luc Gwiazdzinski, géographe, Benjamin Mauduit, élu nantais à la nuit ainsi que son homologue parisien, Frédéric Hocquard, ou encore Denis Talledec, le président de Culture Bar-bars, Jean Blaise, directeur du Voyage à Nantes et enfin Claire Brisseau, gérante du bar « le chat noir »(voir la liste des participants). Une nouvelle fois les habitants sont écartés du débat. Une nouvelle fois la collusion entre les lobbies de la nuit et les municipalités nantaise et parisienne est évidente. Que de mépris pour les habitants (également électeurs et contribuables).
L’absence des représentants des habitants est-elle un simple oubli ou une volonté délibérée?

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