Bruitparif et l’Observatoire Régional de Santé (ORS) d’Île-de-France viennent de publier lettre ouverte, en réaction aux déclarations d’AGI-SON dans le cadre de l’examen par le Parlement du projet de loi de santé et notamment de l’amendement n°AS 1656 stipulant que « les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé, dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert sont exercées de façon à protéger l’audition du public et la santé des riverains. »
Les auteurs de cette lettre ouverte ont jugé nécessaire de faire une mise au point sur le contenu de l’étude Bruitparif/ORS IdF 2015, citée par AGI-SON dans ses déclarations, afin d’éviter tout risque de mauvaise interprétation.
Paris est la première destination touristique mondiale. Mais cela ne suffit pas au MAEDI (ministère des Affaires étrangères et du Développement international) qui a commandé un rapport afin de « développer et promouvoir la vie nocturne française ». Le titre du rapport : 22 mesures pour faire de la vie nocturne un facteur d’attractivité touristique à l’international. Ou 22 mesures pour rendre les villes invivables la nuit?
Petit florilège de ce rapport qui « n’engage que ses auteurs » et qui « fera l’objet d’un examen par le Ministre ». Il est cependant publié sur le site du MAEDI, ce qui lui confère un certain poids. Or, il s’appuie sur des données partiales et ouvre des perspectives inacceptables.
« La concurrence d’autres capitales nationales ou régionales comme Berlin, Londres ou Barcelone, qui ont développé des stratégies de communication offensives sur le thème de la nuit, est très forte. Se décrivant comme « des villes qui ne dorment jamais », accueillantes et ouvertes sur le monde, elles sont des destinations privilégiées de touristes européens dès le vendredi soir. » L’objectif est, en réalité, de faire de Paris en priorité, une ville qui ne dort jamais, c’est-à-dire une ville dont les habitants ne dorment jamais. Pour mémoire, M. Le Ministre, le sommeil est un besoin et la privation de sommeil est un mode de torture très efficace. Est-ce bien ce que vous souhaitez infliger aux Parisiens et, dans la logique du rapport, aux habitants de bien d’autres villes françaises ?Continue reading
Les auteurs en sont Renaud Barillet (fondateur et directeur de la Bellevilloise), Frantz Steinbach (fondateur des Pierrots de la Nuit), Solène Clappe-Corfa (administratrice des Pierrots de la Nuit) et Michel Durrieu (responsable du pôle tourisme de la direction des entreprises et de l’économie internationale au sein du MAEDI).
Partial, partisan et tronqué, tels pourraient être les adjectifs qui caractérisent le contenu du rapport rédigé sur commande du Ministre des Affaires étrangères, et intitulé « Pôle d’excellence touristique : 22 mesures pour faire de la vie nocturne un facteur d’attractivité à l’international ».
Nous nous sommes en effet procuré ce pensum à la gloire des fêtes nocturnes en France mais surtout à Paris, rédigées par des experts dont nous avions révélé qu’ils comprenaient des industriels de la nuit et les représentants de l’AMUON, cette association qui emploie les « Pierrots de la Nuit ». Continue reading
« Différentes villes de France, dont Paris et Nantes, visent à promouvoir l’action d’une association dénommée « Culture Bars-Bars », qui est présentée comme la structure qui permettrait le mieux de fédérer les petits établissements qui échappent à l’emprise des grands syndicats des professionnels de l’économie de la nuit. Ce, aux côtés de l’action des « Pierrots de la Nuit » qui se développe sous l’égide de l’AMUON, autre association promue par la Ville de Paris.
L’idée de fédérer ce qui ne l’est pas encore parait intelligente.
Mais quand on voit s’ajouter aux aberrations des « Pierrots de la Nuit » (voir notre article précédent), la farce de la charte créée par la nouvelle gouvernance de « Culture Bars-Bars », on se dit que les dés sont pipés, que les villes qui promeuvent ces associations subventionnées sur les impôts de chacun, et donc également des victimes des nuisances, font entrer par la fenêtre le loup auquel elles prétendent fermer la porte. Continue reading
France Inter devient coutumier du fait : cette radio défend les fêtards et ne donne pas la parole aux victimes des nuisances sonores nocturnes.
Déjà les 4 et 5 mai France Inter a fait deux sujets sur les nuisances nocturnes en ville en se moquant des victimes en les tournant en ridicule (lire notre article précédent).
Selon la journaliste (4 mai), pour qu’une charte mise en place à Orléans puisse fonctionner « il faut compter sur des voisins commodes. » Il faut donc des voisins qui acceptent de ne pas dormir la nuit ou, mieux, qui déménagent. Le lendemain France Inter remet ça : les parisiens victimes du bruit sont, selon la journaliste, « ceux qui se couchent comme des poules ». Pourquoi nous traiter de la sorte ? Aucun témoignage de victimes du bruit mais le micro complaisemment grand ouvert pour recevoir les propos insultants de Clément Léon R, pseudo maire de la nuit : « Ces gens-là sont plus dérangés dans leurs têtes que par le bruit ». Nous serions donc, selon lui, des malades mentaux, ce qui ne semble pas choquer la journaliste.
France Inter reprend le 28 juillet sa promo de la fête sans prise en compte de la souffrance des riverains avec un sujet sur les « rooftops » (les terrasses sur les toits).
1 minute 39 secondes de promo gratuite pour les rooftops et 6 secondes pour les riverains. Et encore on ne les entend pas. C’est la journaliste, Sophie Souchard, qui dit en passant que « les riverains, eux, sont moins enthousiastes. Autour du Perchoir dans le 11e notamment ils se plaignent des nuisances sonores nocturnes ». Une fois de plus la journaliste n’a même pas recueilli l’avis des victimes. Par contre elle offre son micro complaisant à celui qu’elle appelle « le maire plus spécialement chargé de la nuit à Paris, Clément Léon R », lui donnant ainsi un titre tout à fait officiel qu’il n’a pas. Pour information, il existe à la Maire de Paris un délégué chargé de la nuit : il s’appelle Frédéric Hocquard.
Cette journaliste doit habiter dans le même quartier que celle de Libération (lire notre article) et pouvoir dormir en toute quiétude les fenêtres ouvertes. Pour elle, les millions de victimes des nuisances sonores nocturnes dans les centres-villes non seulement ne comptent pas, mais sont traités avec mépris. Drôle de conception du service public. Pour reprendre le slogan de France Inter : « la voix est libre »… mais pas pour les victimes. Un message a été envoyé au médiateur de France Inter en demandant un droit de réponse.
Si comme nous vous êtes choqués par ce traitement de l’information n’hésitez pas à laisser un message sur la page du 7/9 de France Inter.
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