L’antériorité est l’un de ces serpents de mer qui menacent la protection des riverains contre les nuisances nocturnes liées au développement de l’économie de la nuit. Elle est aujourd’hui appelée pour justifier l’abandon aux nuisances de quartiers prétendument festifs, alors qu’il faudrait réformer la gestion de ces nuisances avec de nouveaux outils offerts par les technologies, qui permettraient d’optimiser l’action des autorités publiques.
Vivre le Marais a ouvert involontairement la boite de Pandore en publiant un article intitulé « Supplique d’une famille de riverains de la place de la République à Mme Anne Hidalgo… » . Dans cet article une famille habitant place de la République témoigne sur leur quotidien depuis la modification de la place et son appropriation par la Mairie de Paris qui y organise de nombreux évènements particulièrement bruyants. (lire leur supplique)
Raphaëlle Rivais dans son excellent blog (SOS Conso) écrit un article (« Bruit : tendez l’oreille, avant de déménager !« ) dans lequel elle laisse entendre que les victimes du bruit n’auraient pas dû venir habiter place de la République. La règle de l’antériorité, chère à Mme Mazetier, député PS et à Culture Bar-Bars, pointe son vilain nez. Raphaëlle Rivais a publié un nouvel article intitulé (« Le bruit et la règle de l’antériorité« ) dans lequel elle précise les règles en la matière. Continue reading
Imaginons que le ministère de la Santé demande à des « experts » travaillant pour et payés par l’industrie du médicament de faire un rapport sur le développement possible de l’économie du médicament. Pensez-vous un instant que ce rapport puisse être neutre et équilibré et qu’il puisse traiter avec rigueur des risques liés à la surmédicalisation, à l’auto prescription et aux effets secondaires ? Probablement pas et vous avez raison.
Sauf que cette situation n’existera jamais, car dans cette configuration, le conflit d’intérêt est tellement évident qu’il sera immédiatement dénoncé.
Ce qui me stupéfie, ce n’est pas que Monsieur Barillet* écrive du Monsieur Barillet, mais c’est bien que des responsables politiques de haut rang puissent être à ce point aveugles, ou pire pas aveugles du tout, sur ce formidable conflit d’intérêt rendant ce rapport parfaitement tendancieux, asymétrique et dénué de toute valeur. Continue reading
« Différentes villes de France, dont Paris et Nantes, visent à promouvoir l’action d’une association dénommée « Culture Bars-Bars », qui est présentée comme la structure qui permettrait le mieux de fédérer les petits établissements qui échappent à l’emprise des grands syndicats des professionnels de l’économie de la nuit. Ce, aux côtés de l’action des « Pierrots de la Nuit » qui se développe sous l’égide de l’AMUON, autre association promue par la Ville de Paris.
L’idée de fédérer ce qui ne l’est pas encore parait intelligente.
Mais quand on voit s’ajouter aux aberrations des « Pierrots de la Nuit » (voir notre article précédent), la farce de la charte créée par la nouvelle gouvernance de « Culture Bars-Bars », on se dit que les dés sont pipés, que les villes qui promeuvent ces associations subventionnées sur les impôts de chacun, et donc également des victimes des nuisances, font entrer par la fenêtre le loup auquel elles prétendent fermer la porte. Continue reading
France Inter devient coutumier du fait : cette radio défend les fêtards et ne donne pas la parole aux victimes des nuisances sonores nocturnes.
Déjà les 4 et 5 mai France Inter a fait deux sujets sur les nuisances nocturnes en ville en se moquant des victimes en les tournant en ridicule (lire notre article précédent).
Selon la journaliste (4 mai), pour qu’une charte mise en place à Orléans puisse fonctionner « il faut compter sur des voisins commodes. » Il faut donc des voisins qui acceptent de ne pas dormir la nuit ou, mieux, qui déménagent. Le lendemain France Inter remet ça : les parisiens victimes du bruit sont, selon la journaliste, « ceux qui se couchent comme des poules ». Pourquoi nous traiter de la sorte ? Aucun témoignage de victimes du bruit mais le micro complaisemment grand ouvert pour recevoir les propos insultants de Clément Léon R, pseudo maire de la nuit : « Ces gens-là sont plus dérangés dans leurs têtes que par le bruit ». Nous serions donc, selon lui, des malades mentaux, ce qui ne semble pas choquer la journaliste.
France Inter reprend le 28 juillet sa promo de la fête sans prise en compte de la souffrance des riverains avec un sujet sur les « rooftops » (les terrasses sur les toits).
1 minute 39 secondes de promo gratuite pour les rooftops et 6 secondes pour les riverains. Et encore on ne les entend pas. C’est la journaliste, Sophie Souchard, qui dit en passant que « les riverains, eux, sont moins enthousiastes. Autour du Perchoir dans le 11e notamment ils se plaignent des nuisances sonores nocturnes ». Une fois de plus la journaliste n’a même pas recueilli l’avis des victimes. Par contre elle offre son micro complaisant à celui qu’elle appelle « le maire plus spécialement chargé de la nuit à Paris, Clément Léon R », lui donnant ainsi un titre tout à fait officiel qu’il n’a pas. Pour information, il existe à la Maire de Paris un délégué chargé de la nuit : il s’appelle Frédéric Hocquard.
Cette journaliste doit habiter dans le même quartier que celle de Libération (lire notre article) et pouvoir dormir en toute quiétude les fenêtres ouvertes. Pour elle, les millions de victimes des nuisances sonores nocturnes dans les centres-villes non seulement ne comptent pas, mais sont traités avec mépris. Drôle de conception du service public. Pour reprendre le slogan de France Inter : « la voix est libre »… mais pas pour les victimes. Un message a été envoyé au médiateur de France Inter en demandant un droit de réponse.
Si comme nous vous êtes choqués par ce traitement de l’information n’hésitez pas à laisser un message sur la page du 7/9 de France Inter.
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