Selon l’article L3341-1 du code la santé publique, une personne trouvée en état d’ivresse dans les lieux publics est, par mesure de police, conduite à ses frais dans le local de police ou de gendarmerie le plus proche, pour y être retenue jusqu’à ce qu’elle ait recouvré la raison.
D’autre part, le fait de se trouver en état d’ivresse manifeste un lieu public est également puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 2e classe.» selon l’article R. 3353-1 du même code la santé publique. Cette contravention s’élève à 150 euros.
La transfert des personnes en état d’ivresse au commissariat ou à la gendarmerie a un coût pour les collectivités locales. Orléans avait été la première ville à faire payer les personnes en état d’ivresse dans l’espace public dès 2015 (voir notre article). D’autres villes ont suivi : Saint-Malo, Pau, Castres…
Cette décision de faire payer les personnes en état d’ivresse (pollueur – payeur) a été jugée conforme à la loi par la cour administrative d’appel de Nantes au printemps 2017. Pourquoi ne pas l’appliquer sur l’ensemble du territoire?
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Le projet de fermeture des berges du bassin de l’Ill à hauteur du Parlement Européen est toujours d’actualité… Aussi la mobilisation citoyenne contre la bunkérisation du quartier européen se poursuit avec un nouveau rassemblement organisé le 2 juillet prochain. Les Strasbourgeois(es) sont cette fois-ci convié(e)s à un pique-nique sur berges et à venir avec leurs victuailles pour vivre ce moment de protestation en toute convivialité.
A la base de cette mobilisation il y a, bien sûr, le fait que ces berges constituent un lieu de circulation et de promenade privilégié pour les cyclistes et les piétons de toute l’agglomération. Mais il s’agit aussi de souligner qu’en se barricadant ainsi l’Europe finira par devenir un objet inaccessible à la citoyenneté. Ce n’est pas en cultivant l’entre-soi que l’on fera progresser l’adhésion à l’idée européenne, bien au contraire.
Pour cette quatrième manifestation, le pique-nique sera partagé avec quelques députés européens, des fonctionnaires du Parlement Européen et des citoyens bruxellois qui défendent eux aussi une implantation harmonieuse et conviviale, à Strasbourg comme à Bruxelles. En effet, il n’est pas du tout contradictoire de combiner un bon accueil aux institutions européennes avec le fait d’exiger qu’elles respectent les règles qui s’imposent à tout un chacun. Les questions de sécurité ne doivent pas servir de prétexte à l’accaparement de l’espace public et au passe-droit !
Alors soyons très nombreux à dire non à cette fermeture des berges et oui à un quartier européen ouvert aux citoyens.
Signez la pétition en ligne sur le site de l’ADIR (Associaction de Défense des Intérêts de la Robertsau)
Le flyer de la manifestation
France 3 a diffusé une série sur Paris la nuit. Une émission était consacrée à la Butte aux Cailles (13ème arrondissement). Elle décrit la situation que vivent chaque nuit les habitants de ce quartier, un cauchemar pour nombreux riverains exposés au nuisances dans ce quartier à haute densité d’habitations. En regardant ces images, on comprend la légitimité des revendications de l’association « Les Riverains de la Butte aux Cailles » qui les représente. Ce document concerne un quartier de Paris mais la problématique est la même à Strasbourg, à Bagnères-de-Bigorre, à Toulouse, ou… (à compléter par la ville de votre choix).
En réponse au témoignage éloquent d’une jeune consommatrice qui, candidement, déclare que les riverains devaient savoir ce qu’il en était en s’installant dans ce quartier, on rappellera : 1) que certains habitants étaient présents bien avant que la mono-activité des bars ne frappe le quartier; 2) qu’elle néglige les problèmes de santé publique qui tiennent au fait que le sommeil est altéré, avec des répercussions diverses sur la santé des habitants, même s’ils n’ont pas le sentiment d’être réveillés, ce qui fait qu’il est inacceptable que quiconque soit appelé à vivre auprès d’un tel tumulte sur la voie publique au 21è siècle; 3) que le droit protège le repos de tous les citoyens, que la loi est la même pour tous et que les habitants des centres-villes ne sont pas des citoyens raccourcis, exclus de droit, vivant dans une zone de non-droit. Lire à ce sujet la présentation faite à Bruxelles lors des 4èmes rencontres du Réseau Européen « Vivre la Ville! » : Les risques d’un droit à deux vitesses au détriment des habitants des quartiers « festifs ».
- Le bruit dans notre environnement, un problème majeur de santé publique – Marc Goethals MD Cardiologue, Hôpital OLV, Aalst (Belgique)
- Bruit et enjeux de santé publique – Prof Catherine Bouland, Centre de Recherche en Santé Environnementale et Santé au Travail, Ecole de Santé Publique, Université Libre de Bruxelles
- Nouvelle Calédonie – Omerta institutionnelle sur le bruit – Jacques Pignol, Association des Résidents de la Baie des Citrons, Nouméa
- Acoucité, 20 ans d’observatoire de l’environnement sonore orienté vers l’action, au service des agglomérations – Bruno Vincent, Directeur d’Acoucité
- Le point sur la pollution sonore dans certaines villes en Espagne. Le mouvement associatif. – Emilio Agulleiro, Fédération de Castellón et membre de la CAVECOVA
- LA SITUACION DEL RUIDO AMBIENTE EN ALGUNAS CIUDADES ESPAÑOLAS Y EL MOVIMIENTO DE ASOCIACIONES DE VECINOS. – Emilio Agulleiro, Fédération de Castellón et membre de la CAVECOVA
- « Rien ne serait pareil »… Un bref rappel de « ce qui aurait pu être mais ne fut pas » – La coordination des associations de voisins de Madrid Centre
- « NADA SERIA IGUAL » Un breve recorrido por « lo que pudo ser y no fue » – COORDINADORA DE ASOCIACIONES DE VECINOS MADRID CENTRO
- La cartographie stratégique du bruit en Région de Bruxelles-Capitale – Marie Poupé, Département bruit, Division autorisations et partenariats, Bruxelles Environnement
- L’alcool dans la cité – Atelier de Recherche et d’Actions Urbaines, Bruxelles
- Marketing of alcohol lobbies in the « festive » city – European Alcohol Policy Alliance (eurocare)
- Le boom touristique des 4-5 dernières années à Lisbonne – Luis Paisana, Associação de Moradores do Bairro Alto, Lisbonne
- Cour Européenne des Droits de l’Homme – Marie-Anne Swartenbroekx, Magistrat honoraire et administratrice d’Inter-Environnement Bruxelles
- Le pot de terre contre le pot de fer : les riverains du Parc de la Villette confrontés aux nuisances sonores du Zénith de Paris – Magali Bérenger, Association des Riverains du Parc de la Villette, Paris
- Les risques d’un droit à deux vitesses au détriment des habitants des quartiers « festifs » – Anne Penneau, Réseau « Vivre Paris! » (rédaction) et Nicole Nussbaum, Calme Gutenberg, Strasbourg (présentation)
- La communication de l’association Calme Gutenberg – Steve Vincent, Calme Gutenberg, Strasbourg (à télécharger, liens actifs)
Communiqué de presse Bruxelles 2018
Réseau Européen « Vivre la Ville! » !
Contact : Nicole Nussbaum 06 15 76 15 33
Nous voulons des villes habitées et habitables de jour comme de nuit.
▶ Malheureusement nos centres villes ne sont plus habitables pour deux raisons :
– développement inconsidéré d’une « fête » qui ne respecte pas son environnement et qui fait des victimes ;
– développement inconsidéré d’un tourisme de masse également destructeur de son
environnement : un tourisme qui fait des victimes.
▶ A terme, dans les deux cas, c’est la fuite des habitants :
– parce que leur santé est menacée par la privation de sommeil et les agressions sonores subies,
– parce que les habitants n’arrivent plus à se loger : touristification = flambée immobilière
▶ Nos villes sont engagées dans une course à la compétitivité entre villes…
– pour la promotion de la « nuit » comme
– pour la massification du tourisme.
Cette course à la compétitivité est injustifiable car :
– elle n’a pas de sens politique profond ;
– elle s’est construite en partenariat avec les lobbies de l’alcool, du monde de la nuit et de l’industrie du tourisme ;
– elle va contre l’intérêt général.
▶ La classe politique porte une lourde responsabilité, qu’il s’agisse des :
– des élus au pouvoir qui œuvrent pour accentuer ces deux pôles : tourisme de masse/ « vie nocturne festive commerciale » à tout prix
– des élus de l’opposition qui laissent faire sans s’y opposer ou
– des députés qui laissent grignoter le droit qui protège la Santé Publique.
▶ Le temps est venu de penser la ville autrement. Il est grand temps de…
– promouvoir une nouvelle politique de la nuit festive, à la fois ambitieuse, créative et
respectueuse de l’écologie urbaine.
– promouvoir un tourisme raisonné et maîtrisé qui ne soit pas prédateur.
Face aux enjeux actuels, on ne peut plus se contenter d’une politique du « toujours plus », Il nous faut une politique du « toujours mieux ».
Nous attendons de nos classes politiques qu’elles en soient capables. Car le temps est venu de penser la ville autrement.



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